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 Un jour comme les autres. • Jily

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MessageSujet: Un jour comme les autres. • Jily    Lun 8 Déc - 19:23

« Bien. » « Bien. » Elle le fixe inquiète, sa lèvre inférieur tremble. Surprise dans sa faiblesse, elle détourne le visage face à son air attristée. Elle se saisit d'une lourde boussole avec précaution et la glisse dans le coffre. «Tes enfants doivent te manquer. » Lily ne peut s'empêcher de noter mentalement qu'auparavant ce qui était ta famille est aujourd'hui tes enfants. Comme si son maris n'avait plus d'importance. Elle ne prend pas la peine de relever, se contentant de hocher doucement de la tête. Cela fait une semaine qu'elle ne les a pas vus, elle devait partir deux jours et... il y a eut des complications. Ou plutôt, elle s'est engagée sur un coup de tête dans une autre mission, tout simplement parce qu'elle ne voulait pas rentrer chez elle. Elsa attire la rouquine vers elle et lui embrasse avec tendresse la joue. « N'aie donc crainte ma chérie, ils seront ravis de te revoir. » Lily tente de sourire, mais elle ne sent en elle que poindre l'idée narquois qu'elle a tord. « Tu dois avoir raison. » Répond-t-elle faiblement pourtant. Personne ne sait que sa vie de famille est en train de s'effriter tel un château de sable sous les efforts du vent. Le conte de fée n'est plus. Lily est désormais seule.

Le silence de la nuit est brisé par un craquement sonore. Elle s'arrête avec hésitation devant sa porte. Ses cheveux sont sales regroupés en une queue de cheval négligés, sa robe de sorcière est déchirée et elle a fort besoin d'une douche. Il y a encore quelques mois jamais elle ne se serait permise de sortir de sa demeure dans la tenue de survie de la mère parfaite, maquillage et goûter pour enfant inclus. Le kit que toute bonne mère se doit d'avoir dès qu'elle a le désir de ne pas être considéré comme une mère négligeant qui pourrait mettre la vie de ses enfants en danger ou pire, ne pas se soucier de leur avenir et s'assurer qu'ils n'aient pas la place la plus prestigieuse qui soit au sein de la société. Elle n'est pas une bonne mère, elle le sait. Après un lourd soupire qui ne servit à rien, elle pousse la porte de chez elle, se demandant si elle n'aurait mieux pas fait d'y sonner. « Ah, vous êtes là. » L’accueille toujours aussi gaie de sa fille au pair l'étonnera toujours. La toisant, les lèvres pincées, elle fixe de toute la chaleur dont elle est possible Lily, elle se croirait presque au pôle-nord. « Harry a été malade. » Lily se fige. Son fils, malade et elle n'était pas là. Ravie d'avoir pu avoir fait son petit effet, elle s'en alla, laissant Lily plantée dans le hall de sa demeure.

Elle jette un coup d’œil à l'horloge magique, l'aiguille de James est encore au travail. Elle n'aura pas à lui faire face de suite. Les dernières fois qu'elle l'a vue, elle doit le reconnaître, que c'était du genre tendu. Non pas qu'ils aient été connus pour leur prise de bec et leurs nombreuses disputes ridicules. (En fait si.) La sorcière grimpe sur la pointe des pieds les marches, mais celles-ci choisirent bien entendu de grincer lui rappelant toute la grâce dont elle dénuée. Douce mélopée que voilà, elle eut l'effet de la mélodie de ce charmant Hamlet a l'esprit bien vengeur qui a la même considération pour les rats que pour les enfants. Deux furies lui sautèrent dessus et elle manqua de peu de perdre l'équilibre. Elle avait toujours su que le jour où James et elle auraient des enfants ça serait la fin du monde. De telles créatures ne pouvaient qu'engendrer le chaos et pourtant elle avait une adorable petite fille et un charmant petit garçon pour qui elle serait prête à donner sa vie. « Tu nous as manqué maman ! » « Et pis moi et ben, et ben j'étais malade, tu me raconteras une histoire, hein parce que j'étais malade ? » « Moi aussi je veux une histoire d'abord ! » Un sourire illumine les lèvres de Lily. « J'ai le livre parfait. » Elle fait un clin d’œil à Cassiopée. « Tu vois celui dont je parle ? » « Celui que tu as caché à Papa ? » Encore des cachotteries. « J'y vais ! » « Allez vient mon grand, houuu, tu es lourd bientôt je pourrais plus te porter. » Harry rit. Pourtant le poids de son petit garçon lui rappel douloureusement qu'il grandit et qu'un jour il y a de fortes chances qu'il soit plus grand qu'elle. « Pourquoi tu as caché le liiiivre ? » « Bonne question. » Elle lui adresse un petit sourire. « Tu sais toi ? » « Pour que tu puisses le lire même si tu es jamais là ? » Pan. Elle l'avait cherché. Quand on est une mère absente, on doit accepter ce genre de remarque. Pourtant il n'y a aucun reproche dans sa voix. C'est juste... ainsi. « J'essaierai d'être plus... présente. » Une promesse qu'elle a déjà faite et qu'elle refera sans aucun doute. Elle a dû mal à tenir ses promesses ces derniers. « Mais d’abord je vais vous lire cette histoire. »



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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres. • Jily    Mar 9 Déc - 8:10

Y'en a marre, vraiment marre. Il y a quelques années, elle s'est plain et a piqué sa crise pour me faire comprendre que je ne foutais rien et que ça allait barder si je ne m'investissais pas plus dans notre vie de famille... et je comprends, parce qu'effectivement je travaillais beacoup trop et je n'avais pas assez de temps à accorder à ma famille et mes enfants. Mais là... elle devait partir pour deux jours en mission pour Gringotts et voilà que ça fait une semaine complète qu'elle n'est pas revenue. À croire qu'elle fait juste tout pour m'éviter... Un message succinct pour me dire que sa mission continuait et c'est tout. Et c'est moi qui doit consoler les enfants parce que leur maman n'est pas là pour les border le soir et leur dire que non, pour finir elle ne va pas rentrer ce soir mais bientôt... Bientôt, parce que je ne peux rien dire d'autre, ne sachant jamais quand elle va rentrer. En plus, j'ai du gérer un Harry malade pendant près de trois jours avec une nounou en congé durant deux de ces jours. Par Merlin, j'avais jamais vu autant de vomi en aussi peu de temps. Une grimace m'échappe alors que j'y repense. Mon pauvre petit gars était vraiment mal. Je me suis même retrouvé à dormir au pied de son lit.. . enfin j'aurais pu retourner dans le mien, mais trop épuisé, je me suis juste effondré en même temps que lui. Et Lily? Pas joignable. Et de toute façon, à quoi bon l'avertir? Ça avait l'air qu'elle évitait la maison, à croire qu'elle ne voulait plus me voir. Après trois jours sans pouvoir travailler, j'avais enfin pu y retourner. Heureusement que Dae avait pu venir pour s'occuper un peu de Cassiopée, parce que la gestion d'Harry malade, autant dire que ça prend juste chaque seconde du temps qui passe et toute l'énergie possible et imaginable. Mon coeur se serre en repensant à lui, blotti entre mes bras qui pleure et demande sa maman.

J'étais au boulot, mais j'avais pas vraiment la tête à ça. Même si mon fils allait mieux en début d'après-midi quand je suis parti, j'ai peur qu'il fasse une rechute. Avoir des enfants, c'est pas mal de soucis. Mais bon, j'ai un job... particulier, et où je peux m'arranger facilement si j'ai des problèmes avec les enfants mais bon, ça commençait à bien faire. On en était plus au partage des tâches, on en était même loin. Madame était tout le temps à l'étranger et moi collé à la maison. Enfin, c'était pas tout à fait vrai, ça allait un peu mieux depuis qu'on avait pris la petite pour s'occuper un peu de la maison et des enfants. Je règle mes dernières affaires et puis je rentre. Je pénètre dans la maison discrètement et suivant les voix, je grimpe les escaliers. Ils font bien trop de bruit pour m'entendre. Lily est là, la colère monte. J'arrive juste au moment où ma femme promet à ses enfants d'être plus souvent là. Promesse répétitive. Je reste dans l'ombre, j'observe mes deux anges sourire à leur maman adorée. Je sais qu'elle les aime plus que tout, mais je me demande vraiment si elle m'aime encore, moi. Et surtout, pourquoi elle se sent obligée de rester loin de la maison aussi longtemps. Ça me rend fou. L'autre jour, j'ai même balancé à ma cousine alors que j'étais enragé contre ma femme que je ferais mieux de demander le divorce et la garde exclusive de mes deux enfants... Enfin, ça se passe pas comme ça chez les sorciers, mais c'est bien de ça qu'elle m'avait menacé quand elle était partie chez sa Granny pour me mettre au pied du mur. Je devrais peut-être faire pareil... disparaître avec les enfants... Mais la question est : me retrouvera-t-elle?

Je suis là, pas loin de la porte de chambre, caché comme un voleur. Je soupire et puis en sort. Lily a déjà commencé à leur lire l'histoire, un livre que je ne savais même pas qu'on avait, il y a trop de cachotteries et de secret dans cette maison. Je plaque un grand sourire sur mon visage et puis m'avance. Je vais aller dire bonne nuit à mes deux monstres parce qu'il ne se passe plus un seul soir où je ne les borde pas. Enfin presque aucun soir où je ne les borde pas. Si je bosse, j'essaie de revenir pour une petite histoire et un baiser quitte à repartir travailler ensuite. Papaaaaaaa!! Maman est rentrée t'as vu! Je lui souris et vais lui poser un baiser sur le front. Oui, j'ai vu mon grand. C'est chouette hein? Je venais juste vous embrasser, je laisse maman finir son histoire. Je vais embrasser Cassiopée également et passe doucement ma main sur son front. Dormez bien les monstres... Harry rigole. Je pose un baiser sur la tête de ma femme. Malgré toute la colère que je peux avoir contre elle, je l'aime encore. Enfin je crois. Je grimace, ses cheveux puent... Je te les laisse, à tout de suite... Ces quelques mots murmurés rien que pour elle veulent bien dire ce qu'ils veulent dire. Je l'attends au tournant et je vais exiger des explications. J'estime qu'on a le droit à plus que quelques lignes qui disent "imprévu, ça va se rallonger." Enfin, c'était pas ces mots exacts, mais il y en avait pas beaucoup plus. Je descends au salon et me sert un whisky pur feu avant de m'installer dans un fauteuil confortable et près du feu. Je suis fatigué de cette situation merdique. Et j'attends. Je sais qu d'ici une quinzaine de minutes Harry tombera dans les bras de Morphée et Cassiopée ne tardera certainement pas non plus vu les quelques jours qu'on a eu. En attendant, j'essaie de voir comment je vais pouvoir présenter les choses...



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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres. • Jily    Jeu 11 Déc - 20:38

Il est là. Il est de retour. Pas besoin d'avoir l'horloge du salon sous les yeux pour le savoir, elle le sait, c'est tout. Cela en a été toujours ainsi. Au début elle dévalait les escaliers pour lui sautait au cou, parfois l'attendant blottis dans le fauteuil pendant des heures, mais aujourd'hui elle ne fait qu’appréhender sa venue. Elle fait mine de rien savoir, que son don de savoir qu'il est rentré n'est plus là. Elle se contente de s’asseoir sur le bord du lit, tournant fébrilement les pages. Elle déglutit. L'un sous sa couverture, l'autre assise à ses côtés, ils la regardent les yeux brillants. Elle la gorge sèche quand elle débute la lecture, elle sait bien qu'il est là, en train de les écouter. Elle se glisse dans la narration et se laisse emporter par les mots, mais il la coupe. Faisant sa grande apparition sur le pas de la porte. Elle lui jette un bref coup d’œil, mais ne décroche pas le moindre mot. USS et Etats-Unis n'auraient pu faire mieux qu'elle durant la guerre froide. « Papaaaaaaa!! Maman est rentrée t'as vu ! » Elle referme d'un claquement le livre et se dégage pour le laisser embrasser son fils. Étrangement gênée elle joue avec le rebord de la couverture. Elle a l'impression d'être de trop.  « Oui, j'ai vu mon grand. C'est chouette hein ? Je venais juste vous embrasser, je laisse maman finir son histoire. » Il ne semble pas croire lui-même à ses propos. Ce n'est ni chouette, ni hiboux, ni rien du tout. C'est simplement triste. Elle se lève et se met à remettre de l'ordre dans une chambre normalement désordonnée. Elle se contente de vouloir lui échapper. « Je te les laisse, à tout de suite... » Sauf qu'il n'est pas de cet avis. Il n'a jamais été d'accord avec l'idée de la laisser lui échapper. A Poudlard déjà cela avait commencé. Elle ne répond pas, se contentant de se tourner vers ses enfants, sourire sur les lèvres. « Je crois qu'une histoire nous attend. » Il ne reste pas. Avant quand il pouvait, il rester. C'était rare, mais il restait. C'était cette glorieuse époque où elle devait être mère et briseuse de sort à temps pleins.

Elle ferme avec douceur le livre. La voix endormie de Cassiopée proteste. « Maman... Tu n'as pas finis le chapitre. » Elle s'endort sur le lit de son frère. « Je te ramène dans ta chambre et te chante une berceuse. » « Papa t'attend. » Elle fait une moue désappointer. « Il peut bien attendre le temps d'une berceuse. » Elle se saisit avec douceur de sa main et l'entraîne vers sa chambre. D'une voix douce elle se met à chanter une vieille berceuse moldue. La tête de Cassiopée dodeline. Sa petite main est chaude, si chaude. Il ne faut pas longtemps pour qu'elle se retrouve les yeux fermés dans son lit, endormie dans le sommeille du bien heureux. Ce n'est pas son cas, elle n'est ni endormie, ni bienheureuse. Elle s'arrête sur le pallier, fixant les escaliers d'un air peiné. D'un pas léger elle descend, les escaliers semblent comprendre que ce n'est pas le moment de la faire remarquer. La fille au pair la croise à toute vitesse, la tête haute, la bousculant presque. Elle ne l'aime pas, c'est réciproque. Elle entend la voix d'Elsa lui murmurer insidieusement que James se laisse probablement tourner la tête par cette fille. Après tout elle est là, toujours à ses côtés, s'occupant de cette famille qu'elle délaisse. Elle en avait rit quand Elsa lui avait dit ça pour la première fois, mais le doute persistait étrangement, même si elle refusait d'y croire.

Il est là dans le salon, ruminant elle ne sait trop quoi, un verre à la main. Elle n'aime pas quand il est silencieux. Elle déteste ça. Qu'il s'énerve, tempête, hurle, elle peut le supporter, pas le silence. Pourtant ce n'est pas le pire. Le pire c'est qu'elle ne sait pas quoi dire. Elle a l'impression d'être en face d'un inconnu devant qui elle devrait s'excuser et ça c'est probablement le pire de tout. Lily s'avance, impérieuse pour ne pas montrer la peur qui lui tord le ventre, elle se laisse tomber sur le fauteuil le plus loin de lui qu'elle le peut. Elle n'a même pas fait attention, c'est devenu naturel chez elle. « Il paraît qu'Harry a été malade. » Elle lui jette un regard en coin. « Qu'est-qu'il avait ? » Elle s'en veut de ne pas avoir été présente pour s'occuper de lui, pour lui chanter des chansons, le prendre dans ses bras, le rassurer. Faire toutes ces choses dont il a besoin. Ne pouvant rester assise, elle se lève avec brusquerie sans même attendre sa réponse. Elle s'accroupit pour prendre une bouteille. Elle en a besoin.



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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres. • Jily    Lun 15 Déc - 7:21

Je la regarde rentrer dans la pièce et se laisser tomber dans un fauteuil. La communication est devenue presque inexistante entre nous et je trouve ça dur en fait, vraiment dur. Je bois mon whisky et j'attends un peu, je ne sais commetn en parler, ça a l'air qu'on a plus rien à se dire, plus rien à partager. Soudain, elle parle de Harry qui a été malade et me demande ce qu'il a eu. Tiens, ça l'intéresse quand même. Mais alors pourquoi est-ce qu'elle ne rentre plus jamais à la maison. Pourquoi? Et avant même que je ne puisse répondre, elle se lève et va se servir un verre. Je soupire et passe nerveusement une main dans mes cheveux ébourrifés. Il a eu un genre de grippe. Fièvre, vomissements et beaucoup de fatigue... Je l'observe un moment. Et puis les mots sortent, je ne peux pas les empêcher de sortir. Oui, je lui en veux et je pense que c'est légitime. Pas parce qu'Harry était malade ou parce qu'elle était pas là. Simplement pare que tous les soirs, je devais expliquer aux enfants que leur maman ne viendrait pas les embrasser ce soir parce qu'elle travaillait beaucoup. Je leur avais même menti une ou deux fois en leur disant qu'elle était venue mais juste les embrasser et puis elle avait dû repartir. J'ai dû réorganiser complètement mon emploi du temps, c'est plutôt mal tombé ton rallongement de mission, la gamine était repartie chez ses parents pour trois jours. Et puis Harry t'a demandé... ils t'ont demandé tous les deux en fait. Ce que je dis va sûrement la faire culpabiliser, enfin j'imagine. Je sais que ce genre de chose me faisait me sentir mal quand j'étais peu présent pour ma famille. Je me redresse brusquement et vais me camper devant la fenêtre. Cette situation est infernale.

Je lui tourne le dos, je reste là à regarder la nuit. Je ne lui laisse aucun temps pour répondre, je continue. Il y en a trop. Tu leur manques Lily, il te demande tout le temps et je me retrouve à devoir leur dire que tu vas rentrer trop tard, que tu as bien trop de travail en ce moment, que ça va s'améliorer. Parfois je me retrouve même à leur mentir en leur disant que tu es venu les embrasser le soir et puis repartie avant qu'ils ne se réveillent... Je secoue la tête et puis me retourne vers elle. Elle veut quoi? Me punir? Me faire voir comment c'était quand j'étais peu présent? J'avais l'impression d'avoir fait amende honorable, mais on dirait que non. C'est quoi ton but? Tu me punis? Ils en souffrent et je trouve ça insupportable. C'est quoi le problème? Pourquoi est-ce que tu ne veux plus revenir à la maison? Tu regrettes notre vie? Tu ne peux pas regretter d'avoir eu ces deux enfants... alors c'est sûrement moi le problème qui te tiens si éloignée de la maison. Mais je suis désolé, c'est injuste pour Harry et Cassiopée. En fait, l'explication la plus simple, la seule explication c'est qu'elle n'a plus aucun sentiment pour moi et qu'elle veut m'éviter à tout prix... non?



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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres. • Jily    Ven 19 Déc - 23:09

La première fois qu'ils ont pénétré dans cette demeure, ce n'était qu'un taudis, mais ils s'en foutaient. Ils étaient amoureux et c'était la seule chose qui importait. Elle leva vers James un regard triste, elle détourne les yeux avant qu'il puisse s'en apercevoir. Aujourd'hui leur demeure était un petit cocon, mais la chaleur n'était pas présent. Elle s'approche vers lui, d'un pas, mais sa voix la coupe dans son élan. Du reproche, elle n'entend que cela. Que les reproches, elle se détourne de lui et s'éloigne de nouveau avec l'étrange sentiment trop tard pour revenir vers lui. Pour faire ses quelques pas et combler le vide qui s’agrandit chaque jour un peu plus vers eux. Elle pose son verre auquel elle n'a pas touché et croise les bras pour s'empêcher de l'attraper par les épaules et l'obliger de détacher son regard de cette stupide fenêtre pour qu'il la regarde elle. Les reproches, ils viennent après les autres, elle n'est pas du genre à pleurer au moindre reproche, mais son regard s'embrume de larmes. Elle baisse les yeux sur le sol, prise en faute elle écoute la semonce, serrant les dents. Il se tourne vers elle, elle le sait, pas besoin de lever la tête pour le savoir. L'attention qui lui porte lui brûle la nuque. Les questions fusent les unes après les autres. Elle se mord la lèvre inférieur. « Et toi je te manque pas c'est ça ?  » Elle lève un regard accusateur vers James. « Pour toi je ne suis plus que la mère de tes enfants et rien d'autre.  » Elle frissonne en entendant les mots qu'elle vient d'oser enfin de prononcer tout haut. Ils prennent une clarté effrayante.

Elle lui adresse un sourire sardonique. « T'aurais dû épouser une sang-pur comme ta famille le voulait, elle serait rester à la maison pour la tenir bien au chaud et s'occuper des enfants.  » Elle hausse des épaules et rajoute sèchement. « Pas une stupide sang-de-bourbe comme moi qui n'a pas d'autres choix que de dire oui à toutes les missions qu'on lui propose si elle ne veut pas rester enfermer dans le même stupide poste jusqu'à la fin de sa vie sans la moindre considération.  » Elle n'aurait jamais de promotions. Elle le sait bien. De toute manière elle ne veut pas de changer de boulot, il n'est pas stupide, au contraire, elle l'adore. Pourtant elle lâche ces paroles dans un but unique et bien précis : blesser James. Ainsi elle se retrouve dans cette situation complètement absurde, vouloir le blesser.

Avant qu'il n'ait le temps de répondre, elle lui tourne le dos pour se saisir de son verre et ajoute. « Je suis fatiguée, je vais me coucher. Je serais là les prochains jours, on m'a donnée ma semaine pour compenser à la mission.  » Elle vide son verre cul sec pour pouvoir le quitter plus tôt. L'alcool lui brûle la gorge, elle le regrette. « Je dors là-haut.  » Là-haut. Un grenier encombrés et en son milieu un hamac qu'ils avaient installés. Ils voulaient en faire quelque chose de grand, leur petit paradis. Sauf qu'il n'a jamais été terminé, il n'y a plus que des cartons et un hamacs. Rien d'autres. Comme leur histoire.



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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres. • Jily    Mer 31 Déc - 22:11

Je me souviens de ma conversation avec Daenerys et à certains moments, je me dis qu'elle a raison. Je devrais juste cesser de me prendre la tête et prendre une maîtresse. Le problème? Et bien, il est tout simple, je suis encore amoureux de cette rouquine que j'ai épousé. Je sais que je ne devrais pas lui faire simplement des reproches, mais je ne sais plus quoi faire d'autre alors tant pis. En fait, j'aurais encore bien d'autres reproches à lui faire, qui sont par rapport à moi, mais je me contente de celle par rapport aux enfants et je me rends compte rapidement de mon erreur... Dés qu'elle me regarde avec son air accusateur et qu'elle me dit qu'à moi elle ne manque pas, qu'elle n'est que la mère de mes enfants... Comme elle se trompe! Je veux dire quelque chose, mais je n'en ai pas le temps. C'est à son tour de me faire des reproches, mais elles ne sont pas justifiées, je ne comprends pas. Enfin, si un peu... mais elle abuse quand même non? Je serre les poings quand elle me balance au visage que j'aurais mieux fait d'épouser une parfaite petite sang-pur qui serait restée à la maison pour s'occuper de mes enfants tandis que j'aurais fait ce que je voulais et pas une "sang-de-bourbe" comme elle qui n'a pas le choix d'accepter les missions pour espérer être un jour promue. C'est douloureux et ça doit se voir sur mon visage. Elle me balance des atrocités et aucune ne sont vraies. Enfin, je n'ai jamais espéré avoir épouser une autre qu'elle... j'ai même tout fait pour améliorer notre situation, j'ai même fini par quitter mon job pour elle, enfin pas seulement mais surtout pour elle.

Et puis soudain, elle me tourne le dos pour m'annoncer qu'elle est fatiguée et qu'elle va monter se coucher, là-haut... dans le grenier. Elle m'accuse de chose, mais j'ai l'impression que c'est elle qui ne m'aime plus et qui ne veut plus me voir. Je sais pertinemment qu'elle aime encore les enfants, qu'elle les adore littéralement. Il n'y a donc que moi qui pose problème dans cette maison. Je serre les dents. Bien sûr que tu me manques aussi! Mais arrête de fuir! Arrête de me fuir! Je lui attrappe le bras pour la faire se retourner. Par Merlin, regarde moi! Arrête de me prêter des pensées qui ne sont pas les miennes! J'ai quitté mon boulot pour toi et pour les enfants, parce que je vous aime! Et je ne l'ai jamais regretté... jamais. Je la relâche et je passe nerveusement une main dans mes cheveux. Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas comprendre? Pourquoi est-ce qu'elle est tellement convaincue que je ne l'aime plus? Les fois où j'ai essayé de renouer le dialogue, je me suis heurté à un mur. Je commence à être fatigué de cette situation, j'aimerais tellement trouver une solution. Je n'ai toujours qu'elle en tête, mais elle ne veut rien entendre.



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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres. • Jily    Mer 31 Déc - 23:22

Il se saisit de son poignet, sans violence, pourtant elle le prend comme une atteinte personnelle et le premier geste qu'elle a, c'est celui du rejet. Une peur qu'elle ne saisit pas se lit dans son regard, James n'a jamais levé la main sur elle, ce qui n'a pas été son cas. Quand le ton se levait cela se terminait toujours sur un sourire malicieux, mais cette fois-ci c'était différend. Le désespoir de son mari lui faisait peur. Elle se sentait entraver par ce dernier, il voulait qu'elle reste au domicile, qu'elle soit une bonne petite fille, qu'elle soit la Lily qu'il avait imaginé. Qu'elle soit... Elsa avait raison au fond. « Je ne t'ai jamais demandé de le quitter. » Rétorque-t-elle froidement. Il le relâche, pour avoir ce geste qui l'agaçait tant. Pourquoi trouvait-il donc si séduisant de passer sa main dans ses cheveux pour avoir l'air décoiffé ? C'était tout simplement ridicule ! Elle se frotta le poignet là où il l'avait saisit. « Et si tu ne me le reproches pas, qu'est-ce que tu es en train de faire ? » Elle se recule d'un pas.

Cet homme, elle l'a aimé, elle l'aime toujours, mais elle a l'impression d'être aveuglée par leur histoire. Elle ne baisse pas le regard, mais elle aurait aimé pour une fois. C'est celui d'une biche effarouchée et blessée qui fixe le chasseur qui vient de lui tirer dessus dont elle le fixe. « Je ne sais plus quelles sont tes pensées James. » Elle ajoute dans un murmure. « Je ne sais même plus si je te connais, si tu me dis vraiment la vérité. » Les doutes, les soit disant papiers qu'elle a vu. Parfois elle aimerait croire que c'est un rêve, mais la soit disant réputation dont s'orgueuil la famille Potter, elle n'arrive plus à y croire. Enfant prodige, aimé et adoré, ils le protègent, c'est une évidence. Sous le couvert de soit disant mission il va voir ailleurs. Elle en est certaine.

Sa lèvre inférieur tremble, toutes ces paroles ne sont que des mensonges. Dès qu'il a quitté son métier elle aurait dû s'en douter. Ce n'était pas pour elle, mais à cause d'elle et parce qu'il se laissait d'elle. Elle en avait toujours eut la crainte, surtout quand il rentrait de plus en plus tard. Elle supportait, sourire sur les lèvres, elle n'aurait pas dû. Elle aurait dû s'en aller définitivement. Il l'a abandonnée il y a bien longtemps. « Bonne nuit James. » Elle espère ainsi clore la conversation, même si elle craint qu'elle continue, que le ton se lève. Elle jette un coup d’œil inquiet aux escaliers, elle se moque que cette stupide fille au pair entende tout, mais les enfants... Elle veut préserver leur innocence. Eux ont le droit de croire encore à l'amour.



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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres. • Jily    Lun 19 Jan - 23:52

Je ne comprends pas, je ne comprends pas la situation, je crois que je ne peux juste pas comprendre en fait. Je vois bien qu'elle se sent agressée par cette situation. Au moment où je saisis son poignet, je sens le rejet qu'elle me fait subir. Ça m'atteint au plus profond de mon être, au plus profond de mon âme. Que je lève la voix ou pas, elle prend chacune de mes paroles comme une agression. Est-ce parce qu'elle se sent coupable de négliger ses enfants? J'en sais rien, mais je commence à ne plus en pouvoir. Je serre les dents. Comme d'habitude, elle m'entend mais ne m'écoute pas. Elle interprète chaque mot que je prononce comme elle a envie et ne voit jamais ce que je veux vraiment dire. Est-ce qu'on avait autant de problème de communication avant? Je me demande à quel moment tout a tourné et je ne suis même pas capable de répondre à cette question. Lily est aussi glaciale qu'un glaçon, dans son attitude et dans ses paroles et ça dure depuis un moment déjà. Elle retourne la situation, enfin tente de le faire en tout cas en essayant de me faire passer pour celui qui ne fait que lui reprocher des choses, celui qui lui en cache. Je commence à avoir vraiment envie de hurler, envie de claquer la porte de cette maison qui n'est plus un foyer mais un lieu froid et sans amour... Heureusement que j'y ai mes enfants qui me donnent que du bonheur.

Je ne sais pas vraiment ce qu'elle a dans la tête, non en fait, je ne sais plus rien du tout à propos d'elle. Elle fuit notre maison, elle m'évite comme la peste, elle délaisse ses enfants pour se noyer encore et encore dans le travail. Il y a un malaise, il y a quelque chose qui ne va pas. Il faudrait le régler, mais il est impossible de percer l’abcès. Lily se met directement sur la défensive et je peux tout aussi bien parler au mur... Quand elle est sur ce mode là, c'est comme si elle avait des boules quiès et des œillères, ça sert à rien de parler. Et malgré tout, c'est quand même ce que je vais faire. Je prends une grande inspiration pour essayer de garder un peu de calme, pour éviter de hurler. Nos enfants sont à l'étage et ils ont déjà assez conscience que ça ne va pas, pas besoin d'en rajouter une couche et qu'ils nous entendent nous hurler dessus. Elle me souhaite une bonne nuit et espère s'échapper. Je la regarde un moment, nous nous aimions tellement tous les deux, où est donc passé tout cet amour? Il n'a pas pu juste disparaître. Je ne sais pas à quel moment ça a dérapé, mais c'est le cas, il faut que j'arrête de me bercer d'illusions. Je baisse légèrement la tête. Je n'ai jamais regretté de quitter mon boulot. J'adore m'occuper des enfants même si c'est épuisant. Tu ne peux même pas imaginer comme je suis ravi que tu m'ais mis au pied du mur, j'adore les voir grandir. Et puis je redresse la tête pour la regarder. Je suis toujours le même Lily, je suis toujours le même. Pas sûre de la vérité? Et bien demande. Je ne comprends pas qu'elle puisse douter de mes sentiments, mais c'est le cas... ou alors simplement elle n'en ressent plus aucun pour moi, mais cette idées est bien trop douloureuse pour que je puisse y croire. Quoi que... Les signes sont là, non? Les enfants sentent que quelque chose cloche même si je fais tout pour leur assurer que tout va bien, je les préserve au maximum de mes capacités. Mais ils ont besoin de leur maman aussi. Je te demande pas de quitter ton emploi, pas du tout! Juste d'essayer d'être un peu plus là, si tu veux pas l'être pour moi, au moins pour eux. Si elle savait à quel point elle me manque... je me demande un instant ce qu'elle ferait de cette information. Elle se braquerait sûrement encore plus, même si la raison resterait totalement inconnue pour moi. Mais c'est la vérité, elle me manque, nos discussions, sa présence, sa chaleur et son sourire... Je ne la vois plus sourire, sauf un peu avec les enfants. Notre couple est-il vraiment fini? C'est la question que je commence vraiment à me poser. Peut-être que Dae a raison et qu'elle va déjà voir ailleurs, qu'elle ne m'aime pas et que j'ai qu'à me détacher enfin d'elle... Malheureusement ou heureusement, j'ai besoin de croire le contraire.



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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres. • Jily    Mar 20 Jan - 21:54

L'homme parfait. Le père parfait. Et elle il lui reste quoi ? Le rôle de la mère indigne. Rien d'autre. Fantastique. On oublie toutes ces années où lui était absent. Maintenant en plus de probablement couchée avec cette petite française qui garde ses enfants, il doit avoir une maîtresse. Sa cousine le couvre sans aucun doute, elle lui a toujours tout pardonner cette garce et de toute manière Daenerys ne l'a jamais aimée. Cela ne l'étonnerai donc guère. « Je n'ai pas besoin de demander ce que je sais déjà. » Elle aurait dû s'en douter. Dès le début probablement qu'il avait cessé de l'aimer, ses soit disant longues missions. Disparaissant des jours entiers parfois sans vraiment de nouvelles. Elle ne faisait que le croiser. La lassitude s'installe. Et puis les petites piques apparaissent, au début ce n'est qu'un simple jeu, mais raidement le jeu devient guerre et le but est de blesser l'autre de la manière la plus cruelle qui soit. « J’essaierai de faire en sorte d'être plus souvent présente. Pour les enfants. De toute manière c'est toujours toi qui a eut raison, n'est-ce pas ? » Son ton est amer. Elle n'a jamais vraiment été doué à ce petit jeu. « Maintenant que tu as ce que tu veux aurais-tu l’amabilité de me laisser aller me coucher ou tu tiens à me montrer de nouveau que je ne suis que ta femme et qu'en cela je dois me soumettre à mes devoirs d'épouses ? » Blessée, elle se cache derrière les remparts de la méchanceté, c'est tellement plus simple. Ce n'est pas des piques, c'est simplement un moyen de défense.

Elle sent ses yeux piquer, les larmes de son âme menacent de s'échapper et de couler en abondance, montrant sa faiblesse face à cet être qu'elle a aimé un jour. Parler au passé est désormais nécessaire, car elle a beau chercher dans les tréfonds de son cœur en cet instant elle n'arrive à trouver la moindre once d'amour pour lui. Elle ne voit qu'en lui que ses traits grossiers, que ses manières digne d'un troll et à quel point l'âge en plus de vous rendre la vue, vous rend laid. Elle est aigre, elle est désespérée et esseulée. Elsa a raison sur tout. Sur chaque point au sujet de James. Elle n'arrive pas à croire qu'elle ait pu s'aveugler autant de temps, autant de... « Demain je serais là. Toute la journée, j’emménage là-haut, comme ça tu pourras » Elle hausse les épaules avec lassitude. « Soit juste discret si les enfants sont là, car s'ils savent quoi que ce soit tu sais que je peux détruire ta vie. » Elle recule d'un pas. S’éloignant un peu plus de lui. Elle entend des pas précipités remontés à l'étage, mais ils sont bien trop lourd pour être ceux d'un enfant. Ce n'est que cette stupide française. Elle regrette le jour où elle a dû sourire avec hypocrisie et déclarer qu'elle était charmée de la rencontrer. Elle ne l'a jamais aimée. Elle ne voulait pas d'elle. Mais comme d'habitude, elle s'est accordé à James. Parce que c'est ainsi que les femmes de notre époque agisse n'est-ce pas ? Enfin. Dans le monde des sorciers.



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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres. • Jily    Ven 30 Jan - 2:48

Elle va vraiment finir par m'achever. C'est la seule pensée encore totalement cohérente qui s'imprime à mon cerveau engourdi par la douleur que je ressens. Je ne comprends pas de quoi elle m'accuse. Enfin quand on parle de ce qu'elle sait soit-disant déjà. Est-ce qu'elle pense vraiment que j'ai une maîtresse? Je l'écoute sans rien dire, de toute façon, à chaque fois que j'ouvre la bouche... j'arrive à empirer la situation. Je ne comprends pas pourquoi elle a tellement toujours besoin d'être sur la défensive avec moi. Je me demande encore ce que je lui ai fait... Elle me balance qu'elle essayera d'être plus là vu que de toute façon, j'ai toujours raison. Mais d'où ça sort ça encore. Et bien la méchanceté arrive au galop quand elle me balance froidement, enfin plutôt qu'elle me demande froidement si maintenant elle peut aller se coucher ou si je vais lui montrer qu'elle n'est que ma femme et qu'elle doit se plier à ses devoirs d'épouse. Je suis éberlué par sa réaction, je la regarde les yeux grand ouvert. J'ai l'impression d'être un monstre quand je suis près d'elle. Est-ce que je suis vraiment comme ça? À vouloir sans cesse la forcer à faire ce qu'elle ne veut pas? Je secoue la tête doucement. J'aimerais juste qu'elle soit un peu plus présente pour ses enfants à qui elle manque cruellement et je me fais dire des horreurs pareils. Si c'est comme ça que les choses doivent se passer entre nous, je ne dirais plus rien. Je ne comprends plus ses réactions, je ne comprends plus rien en fait quand on parle de Lily. Et puis elle m'annonce qu'elle sera là demain et qu'elle s'installe en haut comme ça... Comme ça quoi? Et puis elle me demande d'être discret pour ne pas que les enfants le découvrent ou elle détruira ma vie... Elle croit vraiment que j'ai une maîtresse... Elle croit vraiment que je m'envoie en l'air avec une autre qu'elle dans le lit conjugal. A-t-elle si peu d'estime à mon sujet? Est-ce que je dois me justifier? Non, ça ne me rendrait que plus coupable à ses yeux je pense. Par les montagnes de merde de dragons, j'en ai marre de cette situation. Je m'occupe des enfants et je bosse à temps partiel, quand aurais-je le temps d'avoir une maîtresse? C'est à se poser des questions... Est-ce qu'elle ne serait pas en train de faire déteindre ses propres fautes sur moi? C'est elle qui ne plus partager mon lit, c'est elle qui évite la maison autant que possible... peut-être est-elle tombée amoureuse d'un autre... Cette idée me répugne et me brise le coeur.

Je soupire et je hausse les épaules. Fais comme tu veux Lily. Fais comme tu veux... et crois ce que tu veux, ce n'est pas la vérité, c'est tout ce que j'ai à dire. Je la laisse partir, comme elle le veut. En cet instant, j'ai l'impression que notre histoire est bel et bien finie. Je dois dire que j'avais encore de l'espoir jusqu'à maintenant... mais là... je ne sais pas. J'ai l'impression que quelque chose s'est brisé en moi. Je l'aime, c'est une certitude. L'autre certitude que j'ai, c'est que je ne me laisserais pas bouffer par le chagrin car j'ai deux enfants dont je dois m'occuper et que je dois garder dans un certain bonheur. Mais ce soir, ce soir, j'ai le droit de me laisser envahir par lui. Je rejoins la chambre que j'ai si longtemps partagé avec ma femme après un dernier verre de whisky pur feu. Je me déshabille et me glisse entre les draps glacés. Je ne comprends pas où notre relation a commencé à prendre l'eau, à quel moment est-ce que tout a basculé... et surtout depuis quand Lily a un amant? Ces questions tournent sans cesse dans mon cerveau et m'empêche de dormir correctement. Je rêve et repense à nos belles années ensemble. Je me demande si l'espoir est encore permis ou si on va faire chambre à part et se détester le reste de notre existence. Peut-être qu'une séparation va être obligatoire... Je ne suis pas sûr de pouvoir vivre des années avec une femme qui me hait alors que je ne sais même pas pourquoi. Ou alors, peut-être que je devrais demander conseil ou alors proposer qu'on se fasse aider? sincèrement, je ne sais plus trop dans quelle direction aller avec cette histoire. Je suis fatigué de me battre contre des moulins à vent. Je me prends pour Don Quichotte avant de me laisser aller à un sommeil qui ne sera pas réparateur, je le sais déjà. J'aurais envie de pouvoir juste la serrer contre moi. Demain elle sera là... alors je devrais quitter la maison pour que les enfants ne remarquent pas cette tension insupportable qui règne entre nous. Je n'irais pas voir Dae. Mais peut-être bien que j'irais me saouler consciencieusement au pub.



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