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 Des épines plein la tête † Godric

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Chocogrenouille
MessageSujet: Des épines plein la tête † Godric   Dim 21 Déc - 18:12

Le moins qu’on puisse dire c’est que les choses n’étaient pas censées se passer comme ça. Cela étant, il fallait l’admettre, il aurait dû se douter que ce qui était prévu n’était pas réellement un plan fixe vu qu’il était avec Godric et que de toutes les personnes de la terre et de l’univers entier c’était peut-être la personne avec laquelle il lui arrivait le plus de choses improbables. Improbables comme celle-ci, donc.
À la décharge de son meilleur ami, la situation était ce qu’elle était un peu par sa faute aussi. Même si ça lui coûtait de l’admettre s’il n’avait pas réagi de façon aussi stupide ils n’en seraient pas là. Il avait lancé un coup d’œil désespéré à Godric avant de se masser le front avec un grognement.
Si seulement Godric ne s’était pas pointé ce soir-là...
Tout avait commencé, effectivement, par l’arrivée impromptue de Godric sur le pas de sa porte à une heure avancée de la nuit. Il était venu pour parler et certes oui pourquoi mais Regulus avait à peu près autant envie d’embrasser un crapaud que d’expliquer à son meilleur ami les raisons de son récent éloignement - malheureusement, il n’avait pas de crapaud sous la main et Godric était par contre présentement coincé entre sa table basse et son canapé et le fixait avec l’air d’attendre quelque chose. Des explications, par exemple.
Ce qui n’arriverait pas. Clairement.
Ou peut-être que si, à un moment, mais Regulus préférait ne pas y penser. Dieu seul savait comment Fawley allait réagir et il n’était pour l’instant pas prêt à risquer leur amitié pour ça.
C’est pour ça qu’il s’était entendu proposer, l’air de rien, au milieu d’une foule de questions :

« Eh, Godric, tu voudrais pas venir faire un tour en balais ? Ça fait longtemps qu’on a pas eu l’occasion. Ça nous permettrait de passer un peu de temps ensemble. »

Ça lui éviterait, aussi, d’avoir à répondre à des questions. Enfin en principe.
Oui parce qu’en pratique...
Ils avaient enfourchés leur balai et, après avoir lancé des sorts adaptés sur leurs balais, avaient filé à toute vitesse droit devant eux. En théorie, c’était une bonne idée mais la théorie étant toujours la théorie, la bonne idée était vite devenue mauvaise lorsqu’il avait fallu converser et voler en même temps.
Quelques années auparavant, Regulus avait été un excellent joueur de quidditch. Il maîtrisait parfaitement son balai, c’était un fait. Seulement, cela commençait à faire longtemps et même s’il avait volé entre temps, il n’avait jamais eu à se concentrer sur deux choses à la fois et c’est ce qui l’avait perdu à ce moment-là.
Vous le croiriez, vous, s’il vous disait qu’il n’avait pas vu l’arbre ?
Parce que oui, sérieusement, c’est ce qu’il s’était passé. Il avait raté l’énorme et gigantesque tronc d’arbre qui se dressait devant lui et se l’était pris de plein fouet. C’était honteux en soit mais c’était surtout douloureux. Le balai s’était brisé nettement et il était tombé de plusieurs mètres d’un coup, à peine freiné par les branches auquel il se rattrapait - ou ne se rattrapait pas d’ailleurs selon le point de vue.
Précipitamment, il avait lancé un sort pour amortir sa chute et s’était écrasé sans élégance aucune au sol avec un bruit retentissant.

Journée pourrie de bout en bout si vous voulez son avis.

Le corps endolori, il s’était recroquevillé contre le tronc de l’arbre avec un grognement exaspéré, un gémissement de douleur coincé au fond de la gorge.

« C’est une blague, par Merlin ! » avait-il juré entre ses dents en donnant un violent coup de poing dans la racine.

Il ne saurait dire si l’arbre avait eu mal par contre son poing avait - lui aussi - morflé.
Il détestait la nature, c’était décidé.

« Godric, un peu d’aide, s’il te plait ? » avait-il lancé à la ronde, une main plaquée sur le visage.

Un peu beaucoup d’aide en vérité.
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Dragée surprise
MessageSujet: Re: Des épines plein la tête † Godric   Sam 27 Déc - 15:26

Regulus m'évite. Je le sais parce qu'il n'a pas répondu à mes trois hiboux que je lui ais envoyé. Alors qu'il y avait des gâteaux dans le troisième paquet. Le hibou est revenu sans gâteau, ni même de réponse. Il les a mangé le fourbe. Même pas un petit remerciement. Est-ce trop demandé ? Voilà pourquoi je suis arrivé en plein milieu de la nuit, pyjama sous le bras, prêt à faire une super pyjama partie avec mon vieil ami, le seul aussi. Il paraît que je suis un sale connard égocentrique et méprisant. C'est ce que m'a dit ma dernière conquête après que je lui ais annoncé qu'en fait je ne voulais pas réellement avoir une relation avec elle, je voulais simplement agacé ma fiancée. Elle a aussi dit que j'étais un malade. Probablement est-ce pour cette raison que je suis devant chez lui, un grand sourire sur les lèvres. Il faut qu'on parle, un peu comme les filles, pour savoir ce qui ne va pas dans notre relation. Quitte à aller voir un conseiller conjugale, je suis prêt à le faire pour lui ! Sauf que ce n'était pas son goût de parler, il m'a donc proposé qu'on ailler faire une balade en balais. Je n'ai pas pu résister. Je suis une âme faible, je le sais très bien. J'ai accepté. J'aime voler, il n'a pas eut le temps de dire le mot quidditch que me voilà déjà de retour avec mon balais à la main.

Il espérait ainsi qu'on ne parle pas. Sauf que moi je refuse de lâcher l'affaire. Et va s'y que je pose des questions ici et là, sur ta vie, sur toi. Je connais déjà la réponse la plupart du temps, pourtant je me prend pour un serpentard et je les pose pour endormir sa méfiance. Sauf qu'il semblerait que j'ai trop endormi sa méfiance, car à un moment, plus de Regulus. Quand je dis plus de Regulus, c'est qu'il y a vraiment plus de Regulus. Il s'est prit un arbre. Je retiens un éclat de rire. Il ne me le pardonnerai pas. Je me contente d'un sourire moqueur sur les lèvres que je ne peux pas contenir. Avec une grâce toute naturelle, je me glisse dans sa direction, le voilà tout empêtré dans les racines. Je me roule sur mon balais, me retrouvant tête en bas. « Tu veux mon aide, n'est-ce pas ? » Je lui adresse un sourire charmeur. « Seulement si tu concèdes de répondre à mes questions. Tu sais celles que tu évites depuis tout à l'heure. »

Du coin de l’œil je capte quelque chose d'étrange. Ne serait-ce pas là une racine qui est en train de se mouvoir dans l'idée de s'enrouler autours de la cheville de Regounet choupinet ? Si. C'est bien cela. Je tend ma main. « Attrape-la, vite ! » Je le presse. Les missions m'ont apprit à garder mon calme, un sentiment trop fort pour faire ressortir ma maladie, je le sais, j'en ais payé de ma jambe, je sens la magie bouillir en moi. Je m’inquiète pour lui, mon être se retrouve charger d'émotions. « Faite vite espèce de troll, sinon cet arbre va se nourrir de toi ! » L'arbre en question sembla avoir entendu mes propos et n'ait pas vraiment heureux de cela, car une branche me fouette, cherchant à me faire tomber de mon balais. J'ai déjà fait face à des cognards plus hargneux, je m'accroche, je tiens, mais je sais pourtant que je ne pourrais pas faire face à multiples assauts.

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Chocogrenouille
MessageSujet: Re: Des épines plein la tête † Godric   Dim 28 Déc - 12:21

« Godric, faux frère, sois raisonnable. Ça s'appelle du chantage. » avait protesté Regulus en agitant la main vers son ami.

Il n'avait certes pas spécialement d'espoir que cela marche mais il lui fallait bien tenter quelque chose. Tout plutôt que de répondre. Tout, actuellement, plutôt que de se retrouver forcé à cracher des mots qu'il n'avait pas envie de prononcer. Il ne craignait pas la colère de Godric. Il ne craignait pas de le voir furieux, déçu, désabusé. Il craignait de le voir partir. Plus que tout, il craignait de se voir abandonner. C'était un sentiment absurde, quelque chose qu'il aurait fallu qu'il réprime depuis le commencement. Il ne pouvait se permettre d'être dépendant, il ne pouvait avoir peur, il ne pouvait se laisser aller à cette terreur infantile de l'abandon.
La logique n'avait aucune emprise là-dessus, malheureusement. La crainte revenait toujours.
Épuisé, il avait pressé ses deux mains contre son visage, un instant surpris par le sang qui s'écoulait des écorchures qui recouvraient ses paumes.

Il avait relevé les yeux un instant, les joues poissées de sang, et avait murmuré :

« Je- »

Je vais répondre, voulait-il dire, tout avouer, tout déballer, exposer par le menu tout le foutoir de mes pensées. Je vais tout te dire, tout révéler. Et à la fin, tu ne m'aimeras plus. Et à la fin, tu ne seras plus là.
S'il avait su qu'il ne pourrait jamais finir sa phrase, il ne l'aurait sans doute jamais commencé.

L'avertissement de Godric avait claqué dans l'air au moment où il avait senti quelque chose d'humide se couler sur sa cheville. Par réflexe, il avait tendu la main dans l'espoir de saisir celle de Godric, sans se questionner, sans se poser de question. Il lui confierait sa vie les yeux fermés, avait une confiance infinie en lui. Il aurait tout donné pour trouver sa main, aurait tout donné pour se faire arracher de là. Mais ses doigts s'étaient refermés sur du vide et la branche avait filé à toute vitesse vers le balai de son meilleur ami.

« Godric, fais gaffe ! »avait-il crié plus fort qu'il n'avait jamais parlé. « Écarte-toi ! Je vais me sortir de là, okay ?! »

Il était déjà en train de tirer sur la racine, du plus fort qu'il le pouvait, pour la desserrer autant qu'il le pouvait. Il avait gagné quelques millimètres, pas grand chose, avant de réussir à faire glisser sa cheville dans le nœud de bois. Dans un geste désespéré, il s'était jeté aussi loin que possible, sa baguette serrée entre les doigts. Il n'était pas assez loin, pas assez loin du tout. Il ne le savait que trop bien. D'un coup d’œil rapide, il avait cherché du regard la position de Godric avant de tendre sa baguette vers la branche qui filait vers lui à toute vitesse. Ce n'était plus un cri mais un hurlement qui avait franchi ses lèvres lorsqu'il avait ouvert finalement la bouche :

« INCENDIO ! »

Le bois frais brûlait mal mais les branches avaient reculé brutalement. Titubant et boitant, il avait couru plus loin, dans l'espoir de réussir à attraper le balai de Godric. Il n'avait pas souvent peur, ne subissait en tout cas pas souvent ce genre de peur. Il savait, même à présent, qu'il n'avait pas eu peur pour lui, pas vraiment. On l'avait débarrassé, il y a bien longtemps déjà, de toute inquiétude vis-à-vis de sa sécurité propre. Il avait eu peur pour Godric, une peur viscérale et violente, la peur de le voir blessé, tué. Peur de le perdre, de le perdre, de le perdre, d'une façon bien plus définitive.
Un gémissement de désespoir avait roulé dans sa gorge lorsqu'il n'avait pas réussi à apercevoir le balai alors qu'il levait les yeux vers le ciel :

« Godric ? » avait-il appelé, un semblant de panique dans la voix. « Je suis là ! »
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Dragée surprise
MessageSujet: Re: Des épines plein la tête † Godric   Jeu 1 Jan - 23:19

Okay là j'étais mal. L'arbre n'était pas content. Vraiment pas content. Et va s'y que je te balance ma branche et une seconde. Sans mes entraînements quotidiens je me retrouveraient valdinguer bien au loin et sans balais ! Mais en tant que joueur professionnel et sorcier doué sur un balais j'évitais tant bien que mal les branches. Finalement Reg me lâche de l'abandonner. Je ne suis pas un serpentard, pourtant je laisse ma raison prendre le dessus sur mes sentiments et je l'écoute. Je m'éloigne de l'arbre inquiet et me met à tourner en hauteur autours fixant mon ami se débattre tant que bien que mal avec cette furie chlorophylle. Il est chiant, il me fuit, il est mon ami et surtout, il me cache un secret et pour cette raison je dois le sauver. Juste pour savoir ce qu'est son secret. Et un peu parce que c'est mon ami. Il lance un incendio dans un accès d'intelligence et arrive à s'enfuir, m'appelant à l'aide comme une pauvre petite demoiselle en détresse. Mon plan était simple, me cacher, lui faire bhou, le récupérer, le prendre sur mon balais et le menacer de le balancer dans la réserve de dragon tant qu'il ne m'explique pas pourquoi il me fuit.

Ce que je n'avais pas prévus c'est que j'avais croisé le route d'une chouette un peu trop agacée, car elle se mit à me pousuivre et m'attaquer de ses petites griffes tout en me donnant des coups de becs. Je ne lui ais rien fait ! Je lui ais peut-être jeté un regard noir, car elle était sur ma route, mais elle m'en a jeté un la première ! Attaqué de toute part je tenta la fuite, une seconde fois. Toute attaque cessa brusquement. Je l'avais semée ? Ou bien l'oiseau était plus fourbe que Regulus lui-même. Inquiet je fonça à toute vitesse dans sa direction et lui fit signe de monter. « Faut qu'on se tire au plus vite, y a un piaf qui veut... » Il est là. Sur le manche de mon balais. Les yeux plissés, me fixant narquoisement, je suis sûr que s'il pouvait sourire il aurait ce petit sourire sur les lèvres tel un Malefoy. « Monte. Vite. Et... » Un frisson me parcourt.

D'un geste de la main je tente de le chasser. Mauvaise idée, la chouette me saute dessus pour m'attaquer. « REGOUNEEEEEEEEEEEEEEET ! » Je me cache derrière mon ami afin qu'il me protège, fourrant ma tête dans son cou afin qu'il me sauve de cet atroce volatil m'attaquait encore et encore alors que je l'ai rien fait ! « Protège moooi ! » Pleurnichant, mettant de côté tout mon honneur, je sais qu'il est le seul qu'il me protéger et m'aider. Après tout cet imbécile avait dû être sauvé d'un arbre ! Et s'il ne s'était pas pris cet arbre jamais je n'aurais rencontré cet affreux volatile et jamais je ne serais en train de souffrir ainsi. J'aime pas les chouettes. Je n'aime pas les oiseaux de toute manière.

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Chocogrenouille
MessageSujet: Re: Des épines plein la tête † Godric   Dim 4 Jan - 15:07

Si quelqu'un s'était jamais demandé pourquoi Regulus et Godric étaient meilleurs amis la réponse se trouvait là, maintenant, sous leurs yeux. Ce n'était pas la réponse D, ce n'était pas non plus Obi-Wan Kenobi ou 42 c'était simplement cette propension violente et incroyable à une profonde et virulente malchance.
Comme là.
Qu'on soit d'accord, les probabilités de se faire attaquer par un arbre puis par une chouette dans la même soirée sont assez faible, non ?
Oui, voilà.
Au moins faible comme ça.

N'empêche que c'était ce qui leur arrivait. Après avoir récupéré Godric entre ses bras et s'être débarrassé de ses gants, il avait commencé à lui masser la nuque tout en tentant de ravaler le fou rire qui le secouait violemment. Il était blessé, ses vêtements étaient ruinés et il devait être couvert de sang mais le ridicule de la situation n'était pas perdue pour lui – au moins, c'était déjà ça de positif : il n'avait pas perdu le sens de l'humour.

« Espèce de naze » avait-il marmonné avec affection avant de stupefixier la chouette, profitant du fait qu'elle ne semblait en avoir qu'après Godric. « Comment un truc pareil a pu t'arriver, sérieusement ? »

Il avait ébouriffé gentiment les cheveux de son meilleur ami avant de s'écarter pour remettre ses gants, un sourire amusé sur les lèvres.

« Rien de cassé, de ton côté ? » l'avait-il questionné tout en l'étudiant d'un œil inquiet. Plus que tout au monde, il craignait que Godric ne se soit blessé gravement. Tout plutôt que ça. Il ne voulait esquinter son meilleur ami et il savait qu'il ne se le pardonnerait pas si ça devait arriver. Avec un petit soupir, il lui avait jeté un regard interrogateur :

« Tu penses être en état de voler ? On va peut-être devoir écourter notre sor- »

D'un coup, il avait vu quelque chose filer à la périphérie de son champ de vision. Quelque chose de fin, de marron, de poilu au bout, quelque chose qui ressemblait diablement à...

« Excuse-moi, Godric, mais ce serait pas ton balai qui est parti en volant à toute vitesse par là ? »

Oh Regulus maîtrisait à la perfection le visage inexpressif, oh Regulus parlait d'une voix parfaitement calme. Il ne l'était pourtant pas du tout et le tic nerveux qui agitait le coin de son œil droit le trahissait ouvertement. Même les histoires policières qu'il lisait enfant n'étaient pas aussi abracadabrantes, que diable.
Sa vie était un foutu bordel, tout de même.

Avec un petit couinement aigu, il avait plaqué ses mains sur son visage, les muscles tendus et les doigts tremblants. Nepaspleurernepaspleurernepaspleurer, répétait-il en silence. Nepascraquernepascraquernepascraquer. Il sentait lentement ses nerfs se fissurer, toute trace de stabilité se casser la gueule. Il voulait rentrer chez lui, voulait dormir au moins deux jours d'affilés, voulait être partout plutôt qu'ici. C'était lui qui avait provoqué la situation, oui, mais ce n'était pas ce qu'il voulait. Il voulait juste être tranquille, ne pas avoir à se cacher, ne pas avoir peur, tout le temps, de perdre les quelques personnes qui comptaient vraiment. Ses jointures étaient blanches à force de se crisper et il avait avalé une goulée d'air tremblante, un sanglot étranglé.

« Il faut qu'on trouve un cercle de fée. » avait-il hoqueté dans un vain espoir de garder une dignité chancelante. « Je veux rentrer. »
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Dragée surprise
MessageSujet: Re: Des épines plein la tête † Godric   Dim 4 Jan - 16:16

Pelotonné contre mon ami, mon meilleur ami, je me retrouve à méditer sur cette sentence qui dit que ce que le dragon ne brûle pas, rend plus fort. Enfin dans mon cas c'est plutôt ce que la chouette ne tue pas, rend plus fort. Mais mon honneur est en miette, détruit, lamentablement détruit et je n'ai plus rien d'autre à faire que continuer à pleurnicher dans les bras de mon ami tendit qu'il me câline comme l'aurait fait mes grandes-sœurs ou un des elfes de maisons qui aurait eut pitié de moi. « Comment un truc pareil a pu t'arriver, sérieusement ? » Je me contente de hausser des épaules en mouillant un peu plus la sienne de mes larmes. Je renifle quand il me repousse et finit par répondre d'un ton geignard mais si parfait pour la situation. « Les piafs ne m'aiment pas je crois. » Il n'a jamais vraiment été aimé par les volatiles, mais leur haine semble grandir de plus en plus. « Rien de cassé, de ton côté ? » Je baisse le regard sur mon corps et finit par tendre ma main, désignant une égratignure sur son dos. « Là. J'ai mal. Fais moi un bisous magique. »

Même pas qu'il me fait un commentaire, tout ce qu'il veut savoir si c'est je suis en état de voler et de... Je me retourne lentement et voit mon balais s'envoler. Sans moi. Sans lui. Genre il s'envole comme ça. Pfiou. Plus de balais. Plus de balais du tout. Plus de balais. Non. Ce n'est pas possible. Mon balais. Il est où ? Hein ? Petit. Blanc comme la mort, je me retourne vers Regulus. Il est à deux doigts de pleurer. « Il faut qu'on trouve un cercle de fée. » Je regarde ma main. « Je veux rentrer. » Je lui tend ma main. « Fais moi mon bisous magique avant. J'en ais doublement le droit maintenant ! J'ai plus de balais ! » Cette phrase continue à sonner étrangement en moi. Ce balais, s'était tout pour moi, s'était mon bon vieux balais qui m'avait emmené dans l'équipe professionnelle. Il va revenir. Hein ? Il ne peut que revenir. Je ne veux pas le perdre mon balais. Sauf que mon bisous magique ne fut pas prêt d'arriver. Parce qu'il est bien trop perdu. « Tu veux que je te fasse un bisous magique moi ? »

Ouais, m'enfin s'était moi à la base qui devait l'avoir. Surtout que moi mon balais avait disparu. Tient. C'est quoi ça ? « Regulus. Y a mes yeux, ils pleurent tout seul. » Non parce que moi je ne peux pas pleurer, je suis un homme, fort, digne, j'ai été élevé dans l'honneur et la gloire. Je ne vais pas pleurer pour un balais comme n'importe quelle gamine. Même Solveig ne pleurerai pas pour un balais, c'est pour dire ! Pourtant voilà que ma vue se retrouve toute brouillée et que mes yeux pleurent, que ma poitrine lâche un sanglot et que dans mon malheur je me dis que j'ai de la chance que personne n'est là pour nous voir.

« Eh bien mes ptits gars vous êtes perdus ? » Ou si. Une petite vieille femme haute comme cinq pommes s'approcha de nous. Ses joues sont rondes, elle a un sourire chaleureux et avant qu'on est le temps de dire quoi que ce soit elle nous entraîne. Nous tenant chacun par la main. « Ah mes ptits garçons vous avez embêté l'arbre, heureusement que Tata Mornille est là. Tata Mornille c'est moi, je vais vous emmenez dans ma grotte et vous allez vous reposez et puis. » Le reste n'est plus qu'un brouillard, je suis trop sonné par le fait que je me retrouve entraîné par cet étrange créature sur laquelle je n'arrive même à mettre de nom. J'aimerai pouvoir bafouiller quelques mots, mais rien ne sort. Je me contente de la suivre. Et avec tout ça j'ai même pas eut mon bisous magique.

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Chocogrenouille
MessageSujet: Re: Des épines plein la tête † Godric   Dim 1 Fév - 20:27

Regulus n'avait jamais aimé pleurer. Regulus n'avait jamais aimé se sentir en situation de faiblesse, vulnérable, perturbé, à nu. Il aimait Godric à lui en briser les os, voulait le protéger, aurait voulu pouvoir lui éviter tout ça. Il aurait aimé lui dire que tout irait bien, que tout allait bien, que tout allait s'arranger. Les mots s'étaient coincés dans sa gorge.
Godric pleurait.

Regulus ne pouvait pas le supporter.

« Je- » avait-il commencé, les bras tendus vers lui pour l'attirer contre lui.

Je suis désolé, je t'aime, je ne veux pas que tu pleures, je ne veux pas que tu souffres, je ne veux pas que tu me détestes, je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé.
Il n'avait jamais eu l'occasion de finir sa phrase.

En vérité, ce n'était pas étonnant : il avait été coupé.

Regulus n'avait jamais aimé les vieilles dames. C'est-à-dire, en fait, qu'il détestait même franchement et farouchement les vieilles personnes.
N'y voyez pas là le mépris supposé de la nouvelle génération pour l'ancienne. Rien à voir, en fait, même. Regulus Black, en soit, aurait pu être respectueux de ses aînés. Il aurait pu penser que les vieilles personnes avait toute la sagesse du monde ou ce genre de soupe que l'on sert régulièrement aux adolescents. Il aurait pu.
Sauf qu'il y avait la vieille Tante Cassiopeia, dans la famille Black, et qu'elle lui avait toujours flanqué une frousse bleue. Ça avait commencé lorsqu'elle avait cinq ans et qu'elle lui avait raconté l'horrible histoire du fantôme familial briseur d'articulations et s'était poursuivi joyeusement toute son adolescence lorsqu'elle lui jetait des sorts « pour rire ». Oh, ce n'était jamais bien douloureux, c'était certain. C'était toujours, parallèlement, particulièrement humiliant.

Non, vraiment, Regulus n'aimait pas les vieilles personnes.

Il n'aimait pas leur odeur, leur peau parcheminée, leur air de tout savoir sur tout, leur prétention à éduquer une nouvelle génération sans croire au progrès.

Régulièrement, il avait envie de leur mettre des coups de pied.
C'était assez problématique, en soit, mais sa bonne éducation le retenait – c'était déjà ça.

Tout ça pour dire, franchement, qu'il n'y avait pas moyen qu'il suive la petite bonne femme qui entraînait déjà Godric à sa suite.
Sauf qu'il se sentait drôlement engourdi.
Elle sentait drôlement bon, en fait, Tata Mornille. Elle sentait le sucre, le chocolat, les pommes d'amour, et même si Regulus avait un faible pour le sucre en général, il ne s'était jamais senti aussi ravi d'en sentir l'odeur. Il ne s'était jamais senti aussi apathique non plus mais c'était, sans doute, une autre histoire.

« Hep hep hep attendez ! » avait-il bégayé tout en les suivant sans rechigner, légèrement hébété. « Et puis, quoi ? Et puis pourquoi se reposer ? On peut rentrer chez nous. Hein, Godric ? »

Il avait utilisé sa main libre pour aller pincer l'épaule de Godric, pour attirer son attention. Malgré la brume qui rampait dans son cerveau, il avait une sensation de malaise coincée au fond des tripes, la sensation terrible et effrayante que quelque chose d'horrible était en train d'arriver.

Il avait fermé les yeux, trois fois, avait tenté de se concentrer en récitant sa table de sept. Ca n'avait pas marché.

« Eh bien, mes petits » avait repris la voix flûtée de Tata Mornille alors qu'ils arrivaient devant une grotte dont l'entrée était fermée par une épaisse porte en bois : « Vous avez l'air bien épuisés. Il va falloir faire un gros dodo, n'est-ce pas ? »

La porte avait grincé toute seule sur ses gonds et elle les avait tirés à l'intérieur de la grotte.

Un feu crépitait à l'intérieur et un frisson d'inquiétude avait commencé à ramper, plus fort, sous la peau de Regulus. Le malaise s'était accentué lorsqu'il avait vu un balai, jeté dans un coin.

Il était prêt à parier qu'il le connaissait, prêt à parier en fait que c'était...

« Je vais vous faire un lait de poule avant que vous ne vous couchiez ! » avait lancé la vieille et ça l'avait tiré de ses réflexions.

Elle avait lâché son poignet, en tout cas, et cela lui avait permis de s'approcher de Godric, pour passer un bras autour de ses épaules, les lèvres presque collées à la tempe de Godric. La voix tremblante, il avait chuchoté :

« Je crois que c'est ton balai, là-bas, derrière les caisses. » Il s'était interrompu, avait froncé les sourcils : « Tu veux toujours ton bisou magique ? J'ai du mal à réfléchir... »
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Dragée surprise
MessageSujet: Re: Des épines plein la tête † Godric   Mar 3 Fév - 18:26

Je suis embêté. Je suis une vieille que je ne connais pas et surtout qui m'a vu pleurer. En plus je n'ai pas eut de bisous magique de la part de Regounet Choupinet et ça, ça ne va pas du tout, car si on en est là, c'est de sa faute. Cependant si quelque chose ne colle pas, cela ne vient pas de là, cela vient d'autre chose. Je fronce les sourcils, j'essaie de mettre le doigt sur le détail qui me dérange, qui fait que quelque chose ne va pas, mais je ne trouve pas. J'ai l'impression que mon cerveau est devenue de la mélasse et si c'est fort bon la tarte à la mélasse, je ne tiens pas en avoir en guise de cervelle.  « Et puis, quoi ? Et puis pourquoi se reposer ? On peut rentrer chez nous. Hein, Godric ? »Je me tourne vers Reg surpris. Ouais, pourquoi donc se reposer ? Un homme, ça se repose pas. Et moi j'en suis un, un viril en plus. Je cligne des yeux, sentant la brume se dégager de mon esprit. Je m'apprête même à approuver sa suggestion qui me semble des meilleures, mais elle m'en empêche. La brume, elle se renferme un peu plus sur mon conscient. Il me pince. Je lui donne une tape agacé, ça me fait mal et continue de suivre la gentille petite vieille dame. Sauf que je ne devrai pas la suivre, je suis sûr que c'est ce que SolDoMi me dirait, de ne pas la suivre, mais pas parce qu'elle est vieille, parce que c'est une nana et après elle sera jalouse. J'aime quand elle est jalouse.

On arrive devant une grotte avec une grande porte en bois. Étrange lieu d'habitation, il paraît qu'il est fait très humide, enfin si c'est le dernier chic à une autre époque où je n'étais même pas né, pourquoi pas. De toute manière à peine née, la mode est dépassée. « Vous avez l'air bien épuisés. Il va falloir faire un gros dodo, n'est-ce pas ? »Je sens mes lèvres s'étirer en un sourire contrit, ravis, mais bien évidemment sexy. C'est vrai que je me sens tout à coup fatigué. C'est étrange, parce que je ne l'étais pas il y a quelques minutes encore peu. J'étais en pleine forme, bon je pleurais, mais en rien je n'étais fatigué. « Je vais vous faire un lait de poule avant que vous ne vous couchiez ! »« Je ne savais pas qu'on pouvait traite les poules. »Je pince les lèvres. Pourquoi j'agis comme un troll ? Pourquoi est-ce que j'ai l'air d'un véracrasse ? Je suis complètement perdu. Je jette un petit regard désespéré à Regounet, c'est lui le fourbe, c'est lui qui sait se dépêtrer des mauvais pas. Je ne suis pas comme ça moi !

Sauf que lui n'a pas l'air d'aller mieux, il se colle à moi, me serrant comme lui au point que Sol pourrait être jalouse. Il me murmure des mots terrifiants. « Je crois que c'est ton balai, là-bas, derrière les caisses. »J'écarquille des yeux surpris, mon balais ! Mon précieux balais ! Un hullulement me fait lever la tête. La chouette de malheur de tout à l'heure ! : « Tu veux toujours ton bisou magique ? J'ai du mal à réfléchir... »Je me tourne vers et l'attrape par le menton pour lui déposer un baiser sur les lèvres. « Tu dis à SolDoMi que je t'ai embrassé ainsi et je te tue bien-aimé serpent. »Immonde. Je ne sais pas ce qui m'a pris, c'est uniquement parce que mon esprit est brumeux. Immonde, mais j'ai l'esprit bien éveillée, la vieille dame ne ressemble plus vraiment à une vieille dame, mais à un troll version naine. Elle a un nez énorme, sur lequel trône une verrue poilue. « Immonde. »Elle se retourne. Elle pousse un cris furieux révélant au passage des dents noircies. « Immonde. Immonde. »Je me saisie de ma baguette et dans un accès tout à fait étonnant de lucidité je lance un accio pour le récupérer. Il revient à moi, mon précieux. Mon précieux bien, à moi, rien qu'à moi. Je monte sur mon balais tendit que Madame la vieille troll prend de l'élan pour nous sauter dessus. « Vient ! »

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Chocogrenouille
MessageSujet: Re: Des épines plein la tête † Godric   Jeu 5 Fév - 20:24

Il y avait eu la bouche de Godric contre la sienne et, l'espace d'une seconde, Regulus avait songé qu'il ne parlait pas ça lorsqu'il parlait d'un bisou magique. Mais, bon, il suffirait de l'ajouter à la courte liste des baisers chelous qu'il avait reçu – il n'y en avait pas tant que ça et c'était tant mieux, ce n'était pas tellement la chose qu'il préférait. Apparemment, c'était la même chose pour Godric – à se demander pourquoi il l'avait fait, au départ, déjà – et sa phrase lui avait arraché un vague sourire. Le dire à Solveig ? Et puis quoi encore ? Se jeter dans une cheminée ? Oh Godric pouvait dormir sur ses deux oreilles, il n'en parlait à personne. Ce serait aussi gênant pour lui que pour son meilleur ami et il n'avait pas besoin que ce genre de rumeurs ne se mettent à courir sur son compte. Il y avait déjà bien trop de risques avec Evan, des risques qu'il voulait bien prendre, pour en rajouter encore une couche avec des choses qui n'étaient ni plus ni moins que des bêtises.

N'empêche que ça avait eu l'avantage de le tirer de sa torpeur et qu'il avait subitement été conscient d'être dos à la menace et donc dos à la source de danger. Il avait entendu Godric marmonner un « Immonde » et s'était subitement senti particulièrement vexé. Est-ce que c'était lui qui était immonde ? Est-ce que c'était une blague ? C'était Godric qui l'avait embrassé, lui ne lui avait rien demandé et quand bien même il l'aurait fait, c'était particulièrement mesquin de qualifier son meilleur ami d'immonde. C'était un mot que pourrait employer sa mère – un mot qu'elle avait déjà employé à son égard – et ce n'était pas le moment pour Godric de ressembler à sa génitrice. Sérieusement. Il allait ouvrir la bouche pour s'offusquer lorsqu'il se rendit compte de l'absolue absurdité de ses pensées. Okay, cool, chouette, ses sentiments étaient revenus mais bon sang qu'est-ce qu'ils étaient engourdis.

Pas assez engourdis, cependant, pour ne pas ressentir la vague de trouille qui s'était abattu sur lui lorsqu'il s'était retourné et qu'il avait vu la sorcière, qui n'avait plus rien d'humain et qui était franchement odieusement inesthétique à l’œil. Il avait senti Godric redémarrer brusquement et avait fixé d'un air abasourdi le balai filer à toute vitesse vers la main tendue de son meilleur ami.

Supposition 1 : Ils étaient en train de s'échapper.
Supposition 2 : Godric s'échappait sans lui

« J'ARRIVE ! » avait hurlé Regulus d'un air franchement paniqué avant de se ruer sur le balai de son ami, cramponné à sa taille avec une force peu commune. « DÉCOLLE, MAIS DÉCOLLE !! »

Ce n'était pas bon, pas bon du tout, et le vent lui avait fouetté le visage alors qu'il peinait à reprendre son souffle. Cette histoire était pourrie. Tout était pourri. Plus jamais il ne voulait voler. Sa voix frôlait joyeusement les aigus et il avait senti une main se refermer sur sa cheville alors que le balai prenait de la hauteur.

« OH PUTAIN DE MERDE » avait-il juré de façon absolument étonnante tout en agitant sa jambe le plus fort qu'il le pouvait. « ELLE VA ME LÂCHER LA VIEILLE PEAU ?! »

C'était comme si un tunnel d'insanités se déversait de sa bouche et c'était à la fois particulièrement libérateur et particulièrement incongru. Ça l'était d'autant plus lorsqu'il avait commencé à se sentir glisser. Il était hors de question qu'il meurt ici. Il était hors de question qu'il se fasse attraper par un espèce de troll plein de verrues. N'empêche qu'il avait glissé salement et qu'il s'était rapidement retrouvé agrippé au balai par la force des mains. Ce qui puait drôlement. Ce qui puait même sacrément.

Regulus Black ne se promènerait plus jamais en foret. Regulus Black ne se promènerait plus – aussi – en forêt. Tout ça, c'était terminé. Pour. Toujours.

À contre-vent, les jointures rendues douloureuse par la force à laquelle il s'agrippait à ce satané bout de bois, il s'était époumoné de plus belle :

« GODRIC, JE CROIS QUE JE VAIS TOMBER. GODRIIIIC. PITIÉ POSE-TOI ELLE RESTE PENDUE A MA JAMBE JE CROIS QU'ELLE ESSAYE DE LA COUPER. GODRIC S'IL TE PLAÎT. »
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Dragée surprise
MessageSujet: Re: Des épines plein la tête † Godric   Ven 6 Fév - 15:55

OKAY. C'était la bouse, mais pas la petite non. Celle énorme d'un dragon qui vient de manger un... je sais pas moi, un sorcier pas frais ou une petite vieille qui kidnappe des beaux gosses. Pas sûr que ce soit très très frais les petites vieilles. Prêt à m'en voler loin de toute cette galère, j’attends Regounet qui est à la traîne. « J'ARRIVE ! » Il saute, s'accroche à ma taille comme une fillette de cinq ans à qui on pique sa carte de chocogrenouille et hurle. « DÉCOLLE, MAIS DÉCOLLE !! » La virilité de notre amitié, on la verra un autre jour. Sans attendre je prend mon envol, bien trop empressé de partir pour avoir le temps de lui remarquer que si je n'ai pas décollé, c'était parce que je l'attendais lui d’abord. De toute manière ça ne se fait pas de faire ce genre de remarque entre pote. Quelque chose n'allait pas. Le poids était trop lourd et je me sens entraîner vers la droite. Pas le temps d'interroger, nouveau hurlement. « OH PUTAIN DE MERDE » La tentation de lui demander ce qu'il y a est rapidement chassé par un rire grincent. Celui d'une vieille folle. Genre celle qui nous a entrainé pour nous faire des choses pas très nets. Dire qu'elle avait l'air si gentille. « ELLE VA ME LÂCHER LA VIEILLE PEAU ?! »

Bingo. Sauf que moi j'avais d'autres soucis. La chouette. Elle est de retour. Elle me regarde de ses petits yeux fourbes et méprisants et se mit à foncer sur moi en piquet pour me picorer le visage et me griffer chaque milimètres de ma peau. Je fais un écart sur le côté, mauvaise idée. J'ai perdu Regounet. Il est accroché je ne sais comment au balais, avec la vieille accrochée à sa jambe. D'un geste agacé je chasse la chouette et me retourne pour tendre mon bras à Regounet. Faut pas que je panique, faut pas que je panique, d'habitude répéter cette phrase comme un mantra marche et arrive à m'apaiser. Cette fois-ci non. Je risque de le perdre. Parce que je suis stupide. Parce que je n'arrive pas à atterrir et à repousser une misérable chouette en même temps. La douleur vrille le vie de ma jambe. Maintenant ce n'est plus que du bois magique, mais ma chaire d'autrefois me faire souffrir. Puis elle s'attaque à l'autre jambe. Elle remonte le long de mon corps. L'air crépite autours de moi, ma vision devient flou. Je me met à faire des cercles à la recherche d'un lieu où pouvoir poser.

La vieille hurle, Regounet hurle, le manche de mon balais devient sous la paume de mes mains un métal chauffée à blanc. Je m'accroche. Je serre les dents. Je dois l'oublier. Je dois contrôler. Je dois oublier. Oublier. Juste oublier. Oublier la douleur. Oublier la vieille. Je dois oublier. L’atterrissage ne se fait pas en douceur, mais personne semble blesser si ce n'est la vieille qui semble ahurie. Elle me fixe en clignant des yeux tendit que je me laisse tomber sur le sol, mes jambes flanchant sous moi. A travers le voile obscure qui est tombé sur mes yeux je la vois tourner les talons sans un mot et nous abandonner là dans la lande. Encore une réaction étrange dû à mes crises. J'inspire profondément, lentement, comme on me l'a apprit. Je ne crois pas être capable. La douleur est là. Elle reste. J'étouffe. Je me meurs. Je ne veux pas mourir. J'ai peur. Je suis terrifiée. D'une main paniquée je griffe l'air à la recherche de Regounet. Je ne veux pas mourir seul. Je ne veux pas mourir tout court. La magie est présente. Elle coule à torrent dans mes veines, elle me tue à petit feu. Je me sens étouffer, ma poitrine menace d'exploser, tout mon être. Je ne dois pas paniquer. Je ne dois pas paniquer. Je n'y arrive pas. Je ne contrôle plus rien. La magie autours de moi jaillis comme une source incontrôlable et en affecte le paysage. Calme toi. Calme ton souffle. Ferme les yeux et oublie la douleur. Oublie tout. Je n'y arrive pas. Je me sens faible. Je me sens honteux. Je veux pleurer, mais je me l'interdis dans un dernier accès de bravoure.



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Chocogrenouille
MessageSujet: Re: Des épines plein la tête † Godric   Dim 15 Fév - 21:54

Il avait rebondi violemment sur le sol lorsque le balai s'était posé. Par réflexe, par instinct, il avait protégé sa tête, mais la douleur s'était répercutée dans tout son corps, jusque dans ses os, en onde violente qui ravageait tout sur son passage. Il sentait le sang qui coulait de sa cheville, les bleus qui fleurissaient déjà sur sa peau. Il avait crispé ses doigts sur sa nuque, avait essayé d'inspirer plus fort, le souffle bloqué par la chute, l'air coincé dans les poumons. Un, deux, trois, avait-il compté, le plus lentement possible, pour se concentrer. Un, deux, trois. Il avait entendu des pas sur le sol, avait fait glisser ses mains sur sa nuque dans l'espoir que cela l'aide à se calmer. Ça marchait, le reste du temps, il n'y avait pas de raison que ça ne marche pas maintenant. Il s'était redressé, titubant, et ses yeux avaient rencontré la figure prostré de Godric comme une gifle en pleine figure.

Il entendait sa respiration sifflante, voyait la panique sur son visage, connaissait les symptômes, sentait la magie dans l'air. Sans hésiter, il s'était précipité vers lui, attrapant la main qu'il tendait vers lui avec force avant de le faire basculer vers lui pour l'attirer contre son torse. Il oubliait parfois que son meilleur ami était malade, oubliait la violence de la chose, la douleur qui remplissait Godric, la douleur qui l'agitait tout entier. Il se sentait coupable, coupable et impuissant et il avait serré plus fort pour le cacher contre son torse, la bouche pressée contre sa tempe à lui souffler des mots sans importance, dans l'espoir d'atteindre son esprit pour essayer de le calmer un peu. Il aurait voulu être legilimens, pénétrer dans son esprit pour y ramener le calme ; mais il n'était que lui et il faisait déjà tout ce qu'il pouvait, tout ce qu'il savait, pour apaiser Godric qu'il tenait farouchement dans ses bras. Et au diable l'amitié virile, au diable les apparences. Son seul objectif était de calmer Godric et il y arriverait coûte que coûte.

Il sentait la magie qui exsudait de lui griffer son esprit mais c'était sans importance pour le moment. Fermement, il avait appuyé une main sur la nuque de Godric et il avait commencé à masser, à pétrir lentement les chairs tendues tout en le berçant, le front posé contre le sien et le visage aussi calme que possible. Il ne pouvait pas lui communiquer sa propre panique, ne pouvait pas se permettre de l'envoyer au trente-sixième dessous un peu plus.

« Serre aussi fort que tu as mal » avait-il murmuré tout en faufilant ses doigts entre les siens, les lèvres posées contre son front. « Je suis là, Godric. Tu n'es pas tout seul. Je suis là, je suis là, je suis là. Tout va bien se passer. On a déjà fait ça, tu te souviens ? Respire au décompte. »

Il avait planté un baiser au sommet du crane de Godric, avait inspiré lui-même puissamment et avait énoncé, de la voix la plus douce de la Terre, frottant lentement ses omoplates pour le river au sol avec lui :

« Un... » Il avait marqué un temps, avant de reprendre, au même rythme : « Deux... Trois... Quatre... »

Et ainsi de suite, jusqu'à dix, sans jamais marquer d'irrégularité, sans jamais laisser sa voix trembler. Il sentait les attaques de la magie de Godric comme si elle rongeait sa propre chair, sentait la violence du déchaînement de magie sans en ressentir le quart. Il avait continué à le bercer lentement, en silence, attirant sa tête contre son torse pour qu'il puisse se caler sur les battements de son cœur, dans l'espoir que cela puisse contribuer aussi à l'apaiser. Il l'avait déjà vu dans cette état, évidemment. Il l'avait vu en crise, il l'avait vu à l'hôpital, il avait serré ses doigts à s'en blanchir les phalanges lorsqu'il avait été amputé de la jambe. Ça ne rendait pas les choses plus facile.

« Je ne t'abandonnerais jamais. » avait-il murmuré, tout bas, le cœur lourd de culpabilité. « Tu peux compter sur moi. »

Ou tout du moins, il l'espérait.
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Dragée surprise
MessageSujet: Re: Des épines plein la tête † Godric   Sam 21 Fév - 16:57

Je n'ai pas beaucoup d'amis. Des vrais d'amis, sur le genre que vous pouvez compter. A Poudlard je n'avais pas le temps pour ce genre de chose et quand mes sœurs ont échappé à l'influence de nos parents, je me suis rendue compte qu'ils m'avaient fait perdre des années de ma vie. Si vous ne soignez pas vos amitiés, les gens ne s'occuperont pas de vous. Sauf Regulus. En même temps c'est Regulus, le mec chelou qui se préoccupe des elfes de maisons. L'idiot. Quand j'avais appris ça je m'étais moqué ouvertement de lui, mais en même temps je l'admire pour ça. Faut avoir du cran pour avoir ce genre d'idées. Faut avoir du cran aussi pour rester ami avec moi. Même s'il s'éloigne de moi, je sais qu'il est le seul qu'il compte. Sol ce n'est pas la même chose. En vrai je n'ai que Regulus.

J'ai peur. Peur de mourir, peur de disparaître sans laisser de trace sur cette terre. Peur de l'inconnu tout simplement. Je ne veux pas mourir. Je suis trop jeune. Je serre la main de Regulus. Ces mots me parviennent assourdis par un bourdonnement incessant présent dans mes oreilles. Je l'écoute, je fais ce qu'il me dis. Je tente de caler ma respiration sur le décompte. J'inspire, expire. Un. Deux. Trois. Inspirer, expirer, serrer sa main. Continuer encore et encore. Pour lui. Parce qu'un autre aurait fuit de craintes qu'un sort l'aurait frappé de plein fouet, mais lui non. Lui reste auprès de moi. Ses mots résonnent étrangement comme moi, une promesse qu'il tiendra, je le sais, c'est pas le genre de type à briser des promesses.

Je me sens me calmer. Le rythme cardiaque s'atténue, la douleur s'en va. Elle reste tout de même dans mon corps pour me rappeler à son bon souvenir. Elle ne tient pas à me quitter. Elle a besoin de moi, tout comme j'ai besoin d'elle. Comme un rappel incessant à la maladie qui me ronge et qui causera un jour ma perte. J'ai perdu ma jambe pour elle, un jour je perdrai bien plus, mais ce jour-là n'est pas encore arrivé. Je lui fais un pale sourire et lève le bras pour le coller contre moi, lui faisant un gros câlin. Un câlin viril bien entendu. « Il faut que je sois aux portes de la mort pour que tu me fasses cette promesse.  »J'essaie de me relever, mais mon corps me fait souffrir. Les yeux brillants, je le fixe. « Tu me quitteras jamais, hein ?  »Lui qui s'était éloigné de moi était maintenant à mes côtés, plus proches que jamais. Dans un murmure j'avouais ma faiblesse. « Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.  »

Moment de faiblesse, si mon père me voyait ainsi il serait furieux. Il n'hésiterait pas à lever la main sur mes sœurs, jamais il ne m'avait frappé, non, j'étais bien trop précieux pour cela. Mes sœurs par contre... « Je te jure que si tu racontes tout cela à Solveig, je...  »J'hésitais. Je ne savais pas de quoi je pourrais bien le menacer. Il ne dira rien de toute manière. Ce n'est pas son genre, je sais que je pourrais lui faire confiance. « Je découvrirai pourquoi tu préfères cet Evan à moi.  »Menace en l'air. Jalousie latente. Je n'aime pas le voir s'éloigner de moi. Il y a cet Evan, il y a cette fille aussi... Pourquoi a-t-il besoin d'autres personnes que moi ? Moi il me suffit comme ami. Les autres nous éloignent.

Je suis une corne.



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