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 Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.

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Dragée surprise
MessageSujet: Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.    Dim 4 Jan - 18:16


Marlène McKinnon

« Les nuages. C'est le mal. »



♦️ Age 34 ans
♦️ Race Sorcière, sang-mêlée


♦️ Métier Chasseuse de personnage échappée des livres. Je travaille seule, mais la plupart des missions me sont commandés par le ministère de la magie.
♦️ Habitation Chez Florent A. Merieux bientôt. Pour le moment au chaudron baveur.
♦️ Divers
▬ Je viens des Etats-Unis, mais ma famille est Irlandaise.
▬ Je suis medium.
▬ Je me méfie des nuages.

Damoiselle Gaea

♦️ Comment as-tu rejoint le forum? Je l'ai fondé
♦️ Veux-tu un lien avec un p.v.? A voir ensuite.
♦️ Est-ce un double compte? Même plus '-'
♦️ Avatar Jennifer Morrison
♦️ Un dernier mot?
♦️ Copyright winterfell

« Discussions autour d'un thé »

Peux-tu nous raconter quelques anecdotes sur toi?

Gellert ▬ « Maman vivante ?  C'est celle qui m'él... qui me fais grandir, qui me câline, qui peut me toucher et pour qui tout le monde pense que c'est ma maman. Mais en vrai, c'est pas ma maman, c'est ma tata, mais maman morte, elle fait dodo à tout jamais. Parfois quand les gens ils font dodo à tout jamais, ils vont ailleurs, ils deviennent des étoiles, mais d'autres fois ils n'y vont pas et ils restent et maman morte, bha c'est ce qu'elle a fait, mais chut, faut pas que je le dise que je vois les gens qui font dodo à jamais. Donc j'appelle tata, maman. Elle est douce et sent bon, avant elle faisait partie d'un cirque. J'ai vu des photos elle était trop trop trop cool et même que et même que elle avait un dragon qu'elle dressait ! Et pis aussi une licorne ! Et pis elle dansait avec des pingus et les fées ! Mais maintenant elle chasse les personnes d'histoire. Ceux qui s'enfuient de leur histoire. C'est moins pre... pre quelque chose. Donc elle peut s'occupait de moi. Parfois elle est triste. Je crois. Je sais pas. »

Caitlin ▬ « Toute petite déjà, elle agissait comme l’aînée. Toujours à vouloir tout diriger, toujours à vouloir raison, elle affirmait qu'elle voyait des gens et que ses gens lui affirmaient qu'elle était spéciale et que pour cette raison, elle devait agir ainsi. Notre mère avait peur d'elle, elle refusait qu'elle voit des gens qui n'existent pas. Les gens du cirques sont très superstitieux et rapidement elle apprit à Marl de se taire. Elle l'aimait, c'est certains, mais elle avait peur. Je ne croyais pas ma sœur, je pensais qu'elle avait trouvé quelque chose pour avoir l'air intéressante voilà tout, mais quand je suis morte et bien... j'ai découvert qu'elle ne mentait pas. Elle me voyait encore. Tout comme mon fils. C'est sur ma demande qu'elle a accepté d'élever Gellert. Je savais qu'on l'aurait pris en charge, mais ils m'auraient éloignés de lui, ils l'auraient fait taire sur son don comme on l'a fait avec ma sœur, elle est la seule qui peut donner le mieux pour lui. Le père de Gellert ? Ho ce n'était qu'un homme de passage. Il ne sait pas qu'il est père. Je voulais être mère, pas avoir un homme dans ma vie.  »

Celestina ▬ « Marly, elle était la meilleure dans le domaine, aucun animaux lui résistait, elle avait comme un don avec eux. Elle savait les dressait et faire tout et n'importe quoi avec eux. Personne n'a compris pourquoi elle a tout arrêté à la mort de Caitlin. Le cirque on a ça dans le sang, c'est de famille. Papa et maman étaient dans un cirque eux aussi, mais ils sont restés dans une petite troupe qui ne voyageait guère. Nous on voyait grand et quand on nous a proposé un contrat pour travailler en Europe on a pas hésité, aucune de nous trois ! Marly dompteuse d’animaux, moi illusionniste et Caitlin acrobates. On en a fait lever des foules à nous trois ! Mais la mort de Cait a tout changé et Marly a quitté le cirque, soit disant que cela bougeait trop et que cela n'était pas bon pour Gellert. Nous aussi on ne cessait de bouger, c'était seulement une fois à Salem qu'on est devenu sédentaire. Je ne la comprend pas... »

Emrys ▬ « Avant de faire sa rencontre, je dois avouer que mon affaire marchait normalement. Ni bien, ni mal. Normalement. Et puis elle est venue un jour, elle m'a demandé de chercher quelqu'un. Qui ? Elle ne savait pas. Elle l'a oublié. Un indice ? Pas le moindre. Tout a été effacé. Pour quelle raison ? Elle ne sait pas. Elle doit juste retrouver cette personne. Elle n'avait pas vraiment de quoi payer, mais pouvait m'aider. Elle avait été envoyée ici par le macchabée dont j'essayais de trouver le meurtrier pour toucher une récompense. J'en avais déjà entendu parler des mediums, je n'y croyais pas vraiment, mais elle. J'y ais cru. Depuis on travaille ensemble, on ne fait pas attention aux morts, pourtant ils savent beaucoup de choses. Et moi j'essaie de chercher cette personne sans le moindre indice, ni même savoir qui elle est ou encore pourquoi elle l'a oublié... »

Marlène ▬ « Quoi d'autres sur moi ? Je suis tombée amoureuse d'un gnome une fois, mais rien de très sérieux. D'un lutin aussi. Mais j'ai eut deux vrais amours dans ma vie, l'un avec un homme mort il y a plusieurs siècles, il disait être Arthur Pendragon, mais je ne l'ai jamais cru. Vraiment ? Aux Etats-Unis ? Je pense plutôt que c'était un pauvre homme mort dans un hospice, mais je l'ai aimé. Et puis y a cette personne. Sexe, race, âge, histoire, inconnu. Tout ce que je sais c'est que je l'ai aimé, mais c'était platonique. Je ne peux pas le considérer comme mon premier amour. Quand ? Comment sait-on rencontré ? Je ne sais rien de tout cela non plus. Simplement que je l'aime et que je dois la retrouver. Sinon je n'aime pas les nuages. Ils complotent contre le monde. Peur des nuages ? Non, si peu. Enfin. Un peu quand même. J'adore les mélanges sucré/salés, vous avez déjà mis du sirop d'érable sur une omelette ? Délicieux. J'ai un fouet. Très long, très pratique pour capturer les personnages en fuite. Il s'enroule et hop, suffit de tirer ! Parait qu'on vient d'Irlande, cela fait trois générations qu'une partie des McKinnon vivent aux Etats-Unis, je suis retournée sur ma terre d'origine avec mes sœurs et voilà tout. »

Que penses-tu des guildes? En as-tu rejoint une?

La première fois que j'ai entendu parlé des guildes s'était lors d'une soirée, un visiteur européen nous faisait l'éloge de la guilde Nutcombia, comment ils étaient grands, forts, beaux, qu'ils allaient renversés le monde, ramener les bonnes mœurs et les femmes à leurs places. Attendez... Quoi ? Non. Ce n'est pas possible ? Je pourrais enfin être remise à ma place par une bande de bons à rien ? On me fera enfin comprendre que je ne suis qu'une pondeuse qui sert à être la vitrine de ma famille ? MERLIN BENIS TOUS CES MISERABLES ABRUTIS. Fin de l'histoire. Je n'appartiens à aucune guilde, il paraît que cela rapporte des avantages et tout. Mais dans le cirque ce n'est franchement pas bien vu d'appartenir à une guilde, car vous voyez, on a qu'une famille, le cirque et on ne la trahit pas. De toute manière entre les gugus qui ne veulent pas que le monde change et de l'autre côté les peace and love qui sont prêt à ouvrir les chambres des gamins aux ogres non merci. Je ne suis pas raciste, je dis simplement que certains peuples sont fais pour se taper dessus tout simplement. Et je ne tiens pas à vivre en société avec quelqu'un qui est au-dessus de moi dans la chaîne alimentaire. Franchement, est-ce que vous proposerez au steak dans votre assiette de faire partie de votre société ? Non. Vous ne l'inviterez même pas pour le thé. J'ai connu une femme qui faisait cela, mais après elle le mangeait, alors que tout le monde sait fort bien qu'il est fort irrespectueux de manger ses invités.

Que penses-tu de l'intégration des autres races dans le monde magique? Et des cracmols et des moldus?

Et si on posait la question plutôt dans le sens : est-ce que les sorciers sont prêt à s'intégrer aux autres ? Non car depuis des siècles ceux qui font du communautarisme c'est nous. On rejette les moldus, tout ceux qui nous ressemble pas physiquement ou qui n'ont pas de pouvoir magique. Et c'est à nous d'accepter que les autres nous rejoignent ? Je dirais vraiment qu'on devrait cesser de jouer les gosses capricieux et essayer d'accepter les autres tels qu'ils sont et ne pas les intégrer. Non. C'est à nous de le faire, à nous de nous adapter, car ce sont qui nous nous sommes éloignés les premiers. Après qu'est-ce que vous entendez par intégration ? Qu'on les invite pour un pti frichti ? Non parce que de nouveau se pose la question de la chaîne alimentaire, car même si la soit disant bienséance tient à ce que l'on ne mange pas les autres en société à moins qu'ils soit décédés ou bien surtout ne pas manger ses invités, j'ai un doute... sur le respect de tout cela. Et je ne tiens pas vraiment à me faire dévorer.

Que ferais-tu si tu rencontrais un troll des montagnes sur ton chemin?

Alors déjà si cela arrivait et bien. Mais d'où vous sortez vous vos questions vous d'abord ? Un troll ça ne surgit pas comme ça pour venir vous faire coucou c'est moi ! Vous savez il faut qu'il soit attirer par la faim ou ce genre de chose, ils ne sont pas très malins, mais on l'instinct de survie et vu que la plupart des sorciers vont chercher à le blesser, alors que ce n'est qu'une pauvre créature innocente avec une massue qui ne chercher rien d'autre qu'à vous planter une broche dans le cul pour vous croquer avec des pommes, vu que la plupart des sorciers vont être pas sympas, ils se cachent. Mais si par malheur j'en croisais un et bien je tenterai pas de l’assommer ou de balancer un tas de sort, sauf si c'est un personnage échappé d'un livre bien entendu. Je me contenterai de lui laisser un panier de pomme et je m'en irais.
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Dragée surprise
MessageSujet: Re: Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.    Dim 4 Jan - 18:16


Histoire

« Nous sommes sur terre dans un but précis. »
1787, France

« Ainsi voilà notre dernier repas en famille.» « Père ? Pourquoi ne pourrais-je plus vous voir ? » « Parce que vous serez un McKinnon mon fils, l'ennemi de ma famille, mais je suis sûre que votre mère sauras attirer rapidement un nouveau partit malgré un enfant à charge. » « Aux dernières nouvelles nous devons partir pour l'Angleterre, ils m'ont soit disant trouvé un partit à la cours royal. » « Je suis sûre que vous ferez une épouse tout à fait charmante qui que soit votre nouvel époux. » « Je ne veux pas être séparé de François-Charles! » « Et moi de Charles-Henri ! » « Silence. Votre mère a eut la bonne idée de vous faire naître jumeaux et mâles. Ainsi chacune de nos familles auront un enfant masculin. » « Mais pourquoi... » « Parce que nous sommes ennemis désormais. »

De nos jours, Ecosse

A moitié endormi l'enfant rechigne à se lever, mais le regard pressant de sa tante l'éveil définitivement. Ce n'est pas la première fois qu'ils doivent s'en aller à toute vitesse, quitter une demeure en laissant derrière eux sans aucun doute des cendres. On veut la mort des gens comme eux et elle a trop parlé. Donc elle veut leur mort, car sinon c'est la sienne. Ils savent tout deux qu'elle a tué. Ils savent tout deux quelles sont les preuves pour la faire enfin inculper, ses victimes réclament vengeance, mais ils ne peuvent l'apporter sans le péril de leur vie. Tout cela, Gellert l'a bien compris malgré qu'il n'ait que quatre ans, bientôt cinq. Sa petite valise est prête, il sait que sa tante l'a déjà préparé, il se saisit de son doudou et enroule ses bras autours de son cou. Son petit nez plonge dans la chevelure blonde de Marlène et il inspire profondément. Sa propre mère n'a pas de parfum, elle est un morte peu après sa naissance, un accident à ce qu'il paraît, mais il l'a voit quand même. Il s'imagine qu'elle a le même parfum que Marlène. Après tout ne sont-elles pas sœurs. Sa tante le presse contre elle et lui murmure de ne pas s'inquiéter. Ils vont devoir encore séjourner dans une chambre d'hôtel. Encore une fois. Il espère que ça sera un de ces hôtels où il laisse les petits chocolats. Il aime bien ce genre d'hôtel.

1960, quelque part dans le Missouri

« Et toi tu vois mon enfant, ils se cachent dans les nuages. » Assise sur son postérieur, les yeux écarquillés, Marlène écoutait toute étourdit les propos de son arrière grand-mère. Se grattant l'oreille au moyen de son pied droit le tout en tournant sur elle-même telle une gracieuse danseuse étoile, pourtant personne ne semblait l’apercevoir et on ne faisait que jeter un regard lasse et ennuyé sur Marlène. Elle était la gamine qui parlait seule. Encore et encore. Elle leva les yeux vers le ciel inquiète. « Mais ils te voudront pas à toi, hein ? » Son arrière grand-mère se penche dans sa direction, un sourire mutin sur les lèvres. « Je suis tombée du ciel ma chérie, ils ne peuvent pas me faire du mal, sauf s'ils viennent sur terre. Et dans ces jours là tu sais très bien que je sais où me cacher. » Elle hoche doucement de la tête. « Et pourquoi ils veulent pas qu'on vous voit ? » L'enfant se laisse tomber dans l'herbe et fixe d'un air rêveur les étoiles qui disparaissent les unes après les autres avec le jour qui est en train de poindre. « Vous êtes si beaux, brillant dans le ciel et » « MARLEEEEEEEEEEEEEEENE ! AU PIED ! » L'enfant gonfle ses jours comme un hamster et cesse tout bonnement de respirer jusqu'à devenir rouge. Une femme bougonne se planta devant elle, rouleau pâtisserie à la main, le levant menaçante. « MARLENE ! COMMENT OSES-TU ME DESOBEIRE ?! » Elle pointe rageuse la cage des fauves. « Va nourrir les animaux. Imé-dia-te-ment. » L'air commençait à manquer, mais elle luttait. Elle n'allait pas perdre encore une fois contre sa mère. Le rouleau de pâtisserie atterrie à quelques centimètres de sa tête. « Et cesse d'agir comme tu le fais ! Les gens pensent que tu es attardée à parler seule ! » Sous le coup de la surprise, elle a ouvert la bouche et l'air remplit ses poumons. Elle a de nouveau perdu.

1965, New-York

« Bien mon enfant. Si tu parlais tu me parlais de toi. » « Je peux avoir un autre bonbon ? » Le psycomage jetât un regard attristé à son bocal qui se vidait peu à peu. Depuis son arrivée seule cette question sortait de sa bouche. Il finit par pousser avec une certaine retenue le bocal vers elle. Elle plongeât sa main dedans et saisis non pas d'un, mais d'une poignet de bonbons. « Tu vis dans un cirque, c'est ça ? » Les joues gonflées de bonbon, l'enfant jetât un regard méfiant à l'homme qui posait la question. Elle déglutit et finit par lâcher avec méfiance. « Ouiiiii. Et ? » L'homme remonta ses petites lunettes sur le bout de son nez et reprit. « Et si tu me racontais ? » Elle haussa des épaules. « J'ai deux sœurs. Moi je suis au milieu. Mais tout le cirque est notre famille, on est née dans le cirque, on y vit et on y meurt. » Elle se tut. Elle ne comprenait pas vraiment ses propos, mais c'était ce que ses parents avaient toujours affirmés. Elle reprit. « Caitlin c'est la plus grande, ils font d'elle une acrobate, moi je dois être dresseuse et Celestina on la fait devenir illusionniste. » « On vous fait devenir ? » Elle haussa des épaules, ce n'était pas la première fois que les personnes étaient étonnées de tels propos. « On a pas le choix. On est ce qu'on est et rien d'autre, voilà tout. » Elle se laissa aller dans le fauteuil. La question de choix ne se posait même pas et ne s'était jamais posé. Etait-elle pour autant malheureuse ? Elle ne serait le dire. Elle ne connaissait que cette vie et si elle enviait les autres enfants, elle s'en satisfait dans une sagesse tout à fait singulière et presque animal. Vivre l'instant présent et ne pas se soucier du futur, voilà sa philosophie de vie. « Je vois, je vois. » Il ne voyait rien du tout. Il avait l'air plutôt effaré. « Et sinon tu vois des gens qui n'existent pas c'est cela ? » « Ils existent, c'est juste qu'ils sont morts ou plutôt, non vivant. Ils préfèrent être nommés ainsi. »

De nos jours, Londres

« Maman ? » Elle pousse les pièces sur le comptoir, les sourcils fronçait, parmi les pièces moldus se mélangent des pièces magiques. Le vendeur pousse un lourd soupire et se mit à trier. « Maman. » L'enfant tire sa manche, elle sursaute, elle n'a pas l'habitude d'être appelée ainsi et pourtant cela fait quatre ans qu'elle est devenue mère du substitution de son neveu. Marlène pose un regard surpris sur Gellert, sa mère est là, sa vraie mère, elle pince les lèvres, mais peut-être vaut-il mieux qu'il s'habitue en effet de l'appeler ainsi. Au début sa mère le lui interdisait, mais il l'a bravé, parce qu'il sait que la situation est plus simple ainsi et de tante, elle est devenue mère. Il pointe une barre de chocolat. « Je peux en avoir ? » Elle regarde les sous. Est-ce qu'elle a assez ? Elle pose la barre sur le comptoir. « Manque deux livres. » Elle ne les a pas. Elle n'a pas assez d'argent moldu. Elle n'a pas assez d'argent tout court, leur fuite a fait fondre ses maigres économies. « Oh. C'est pas grave. » Gellert comprend, il est vif d'esprit. Elle retire le paquet de café des achats. « Je vais prendre la barre. » Adieu son paquet de café. Il est temps pour eux de retourner dans le monde magique.

1965, Salem

« Tu viens de lui casser le nez ! » « Et je lui casserai sans hésiter autre chose s’il continue à m’importuner. » Grogna l’adolescente peu avenante. Poings sur les hanches, elle fait face à son bourreau devenu victime, encore un élève plus âgé qui pensait qu’il pourrait lui faire peur. Ce sont des choses qui arrivent répètent les professeurs avec lassitude, dans l’école de Salem les sorts fusent, la magie est omniprésente et les élèves sont encouragés à l’utiliser. Elle avait déjà eut affaire à des créatures bien plus terrifiantes qu’à un sorcier boutonneux de seize ans à peine. « Miss McKinnon ? » La sorcière grimaça. C’était la règle, on se faisait prendre sur les faits, on devait subir les conséquences. Elle se retourna pour faire face au professeur de magie vaudou. Une heure de colle allait encore tomber.

1967, Chicago

Assise sur son lit en tailleur, Marlène fixait d’un air absent son grimoire. A quoi bon faire ses devoirs puisque elle ne retournerait pas à l’école ? « Faut pas leur en vouloir, on a besoin de toi ici. » Elle leva un regard sombre vers sa petite sœur. Elle n’était pas allée à Salem, elle ne voulait pas, désirant apprendre la magie parmi les siens. Cette décision avait provoqué le rapatriement des deux autres et pour cela elle lui en voulait. Elle pinça les lèvres, preuve qu’elle l’avait bien entendue, mais se contenta de l’ignorer le visage fermé. Par sa faute elle allait étudier parmi les siens, elle aussi. Durant quatre brèves années elle avait étudié à Salem. Elles étaient trop courtes.

De nos jours, le Chaudron Baveur

« Tu connais le nom de Merieux ? » La sorcière jetât un regard méfiant au non-vivant. Elle connaissait bien cette famille, des monstres, des êtres cruels. Certains avaient des loups-garous, des goules ou des détraqueurs pour plonger dans des histoires effrayantes, elle, elle avait les Merieux, comme tous les McKinnon. « Connait pas. » Faux. Elle le connait parfaitement, mais on les ignore, on fait mine qu’ils n’existent pas, c’est plus simple, même si elle ne sait pas pourquoi. « Pourtant vos familles était très liées par le passé. » Gellert bougea à ses côtés, elle posa une main apaisante sur sa tête espérant que ce n’était pas un mauvais songe qui peuplait ses rêves. « Tu étais même marié à l’un d’entre eux. » Susurra le macchabée. Elle se figea et feula. « Idiotie. » L’ignorant, l’être reprit. « C’était quand vos familles étaient liées et puissantes, qu’elles massacraient ensemble créatures en tout genre afin de dominer la France, mais la révolution vous a séparé. Royaliste et révolutionnaires ne font pas bon ménage, ton mariage a été rompu et tu » « Et je suis vivante, pas morte. » Elle n’était pas du genre à couper la parole, mais là son agacement était au plus haut point. Elle avait nié ses rêves étranges toute sa vie.

1970, sur un paquebot pour l'Europe

Accoudée à la rambarde, elle sent le vent marin caressée sa chevelure. Ce périple n’était pas son rêve, mais celui de sa famille, le cirque familial était trop petit pour les filles selon eux. Elles étaient appelées à plus grand. Elle ne pouvait pas quitter ses bêtes et prendre le portoloin avec les autres. Elle s’était résignée à prendre le paquebot avec elles. Cependant le voyage pour l’Europe s’était révélé bien plus intéressant qu’elle ne le pensait. « Je ne pensais pas revoir une délicieuse créature tel que vous. » Ce n’était pas un sorcier, ce n’était même pas un homme, une harpie. Bravant l’interdit elle lui adressa un sourire mutin qui disait tout, son premier amour, bref, mais intense.

De nos jours

Elle. Elle avait un nom. Elle avait un parfum. Elle avait tout. Elle est parfois présente dans ses rêves. Puis elle disparaît. Forme évanescente qui disparaît dès qu’elle cherche à s’en saisir.

1979, Pologne

Ce cirque n’avait jamais été son foyer. Elle aimait ces créatures qu’elle avait élevé elle-même, qu’elle avait dressé, mais d’autres s’en occupait tout aussi bien. Les cendres voletaient dans les airs, la musique sinistre était brisée par les pleurs de l’enfant qu’elle tenait dans ses bras. Son neveu. « Je ne veux pas qu’il ait ma vie. » La morte regardée son propre corps être immolé. Le visage de Marlène n’affichait pas la moindre expression, mais elle entendait parfaitement ce que sa sœur lui disait. « Je veux qu’il ait une vie normal. Comme un enfant normal. » « Bien. » Célestina se tourna vers elle surprise. « Tu as dit quoi ? »

De nos jours, le Chaudron Baveur

Retour à la case départ, le Chaudron Baveur, c’était là qu’elle s’était installée avec son neveu à son arrivée en Angleterre, quand elle avait quitté le cirque. Et la voilà de retour. La vie n’était qu’un cycle éternel, tout comme l’était les problèmes et les rêves. Elle l’avait fait. Encore une fois. Et les mots de l’esprit lui reviennent. Elle a bien une adresse dans sa poche, celle de celui avec qui elle était soit disant marié. Elle jette un coup d’œil à Gellert, il a besoin d’une maison, pas de chambres d’hôtel. Elle a promis à sa sœur qu’il allait avoir une vie normale. Cette dernière ne cesse de le lui rappeler…

1979, Pologne

« Tu n’es pas obligé de quitter le cirque tu sais ? » Une obligation encore une. Bien que plus jeune, Celestina régissait sa vie d’une main de fer et sous ses paroles régnaient des secrets qu’elle n’arrivait à saisir. Comme ce souvenir mystérieux. Cette personne qu’elle cherchait. Celestina savait, mais niait. C’était bien plus simple ainsi. Elle ne partait pas que pour Gellert, elle partait pour elle aussi. Marlène haussa des épaules avant de lâcher goguenarde. « J’en ais envie. »

1981, les Montagnes noirs

Quitter le cirque voulait dire trouver un nouveau boulot. Gellert était un enfant sage, il ne disait rien, mais cette fois-ci elle l’avait mis en danger de mort. Sa sœur peste, l’insulte, s’insurge contre elle. Marlène ne répond rien et se contente de faire retourner le petit chaperon rouge dans son livre. Cette fois-ci sa mission lui avait fait retrouver son premier amour. De charmante harpie séduisante, elle est devenue duchesse sanguinaire. Ses victimes se sont plaintes. Un détective privé bien trop curieux et intelligent pour son propre malheur trouva la preuve de ses fautes grâce à Marlène. Ils travaillent ensemble désormais, mais leur vie est en danger. La duchesse a effacé les preuves.

1986, Irlande

« J’ai besoin de ton aide. » Elle pose l’adresse sur son bureau. Emris lève un regard surpris vers elle, depuis qu’ils travaillent ensemble, elle ne lui demande qu’une chose : retrouver cette personne. Pour la première fois elle veut savoir autre chose. « Je veux tout savoir des personnes qui vivent ici. Tu peux le faire ? » Il était temps de s’installer. Temps d’arrêter de fuir.


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Invité
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MessageSujet: Re: Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.    Dim 4 Jan - 18:28

Reeeee. \o/
Je sens que ce personnage va être fun. **
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Dragée surprise
MessageSujet: Re: Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.    Dim 4 Jan - 20:54

Merciiii ♥ Et oui, elle va être fun, fun, fun **
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Chocogrenouille
MessageSujet: Re: Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.    Dim 4 Jan - 21:17

Reee ! J'ai hâte de voir son histoire ! *_*


Vous trouverez en moi de ces immenses abîmes, de ces vastes sentiments concentrés que les niais appellent des vices, mais vous ne me trouverez jamais ni lâche, ni ingrat. Enfin, je ne suis ni un pion, ni un fou, mais une tour, mon petit.
(c) Wild Heart
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Dragée surprise
MessageSujet: Re: Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.    Jeu 8 Jan - 19:21

Merci darling, je m'y attaque enfin
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MessageSujet: Re: Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.    Ven 9 Jan - 4:05

Ma chériiiiiie, tu es magnifiiiiique! (attention prononciation)



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Dragée surprise
MessageSujet: Re: Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.    Lun 12 Jan - 21:01

Balance sa chevelure dorée.

Copine de chevelure, vient on va se faire des tresses et tourner des pubs pour lorélianes.
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Dragée surprise
MessageSujet: Re: Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.    Mer 14 Jan - 20:05

Fiche terminée ♥
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MessageSujet: Re: Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.    Jeu 15 Jan - 8:41

Et te voilà validée honey. Passe partout comme il est de coutume, je te file plus les liens, tu les connais Rolling Eyes


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MessageSujet: Re: Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.    

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Marlène McKinnon - Parfois les personnages de vos romances prennent vit. Et moi je les chasse.

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