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 Checkmate.

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Chocogrenouille
MessageSujet: Checkmate.   Mar 3 Fév - 23:22

L’ambiance enfumée du Revan’s étouffait les discussions et des rires rebondissaient sur les murs rubiconds du casino, entourant le propriétaire des lieux d’une bulle confortable dans laquelle il régnait du haut de son trône. Si son identité en tant que gérant officieux du lieu restait secrète, il n’en restait pas moins un récurrent, un VIP, et si personne ne se doutait du contrôle total qu’il avait du moins tout le monde le légitimiser comme une personne importante. Ses doigts adroits jonglaient un jeton de roue tandis que, attablé au bar, il surveillait les jeux avec détachement, un petit sourire prétentieux au coin des lèvres. Il aimait cet endroit ; il le chérissait comme l’enfant qu’il n’aurait jamais et il était indubitablement fier de ce qu’il en avait fait, du noyau fidèle de joueurs qu’il avait su regrouper, des affaires fleurissantes qui nourrissait son compte en banque. C’était une bonne chose que Gringotts respecte l’intimité de ses clients ; ses patrons grilleraient bien rapidement que ses crédits excédaient largement le salaire qu’ils lui versaient mensuellement, mais son anonymat restait intacte et, portant son verre de limonade à ses lèvres, il riva son regard sur la porte, puis sur sa montre, patientant son rendez-vous.

James Potter. Un ami de longue date, un partenaire fidèle, un associé lucratif. La dernière fois qu’ils avaient ‘travaillés’ ensembles remontait à Poudlard, mais l’hasard avait voulu les réunir une nouvelle fois, bien des années plus tard, alors qu’Evan avait plus sérieusement envisagé son business et que son aîné s’était égaré dans des affaires mafieuses – qu’il n’avait toujours pas réellement cerné. Mais au fond, les tenants et aboutissants ne le regardaient pas, sinon que c’était une histoire de famille, sinon qu’il allait pouvoir y soutirer un intérêt non-négligeable.
Les termes n’avaient pas été discutés dans les détails, mais plus le Revan’s gagnait en popularité, plus Evan devait se montrer prudent – et, tout seul, il advenait que c’était plus compliqué que prévu. Il avait déjà arraché à la langue à un abruti qui avait osé tenter de les faire chanter en menaçant de dénoncer leurs activités aux autorités ; son smoking en avait d’ailleurs été ruiné et Evan en était resté furieux pendant une bonne semaine – ne se calmant qu’une fois Regulus retrouvé, son catalyseur immuable. Celui-ci, d’ailleurs, ignorait tout de cette facette de sa personnalité, de ce côté de sa vie ; et c’était mieux comme ça. Evan ignorait comment le Black réagirait, et il n’avait pas envie de le découvrir.

La porte se déroba sur son invité et Evan leva la main pour se faire remarquer, l’invitant à le rejoindre d’un signe de main, jetant un coup d’œil à la barmaid pour lui commander un scotch. Il ignorait si James buvait du scotch, mais les lieux se prêtaient à une ambiance obsolète, des années quarante où ses lubies étaient encore reines.
« Hey, James. Merci d’être venu, et bienvenue chez moi. » Il lui glissa un coup d’œil complice, ayant déjà placé James dans la confidence de son identité secrète. Il lui faisait confiance – et c’est pour cela, en outre, qu’il lui avait demandé de l’aide à lui. « Je t’en prie, mets-toi à ton aise. Nous avons le temps de parler affaires. » rajouta-t-il en s’accoudant au bar, faisant face à la salle, retirant un cigare de son plastron pour l’allumer et mieux en proposer un à son vis-à-vis.



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MessageSujet: Re: Checkmate.   Mer 4 Fév - 3:26

Soirée particulière, je devais me rendre dans un casino clandestin. Je souris rien que d'y penser, sacré Evan, il était obligé de continuer sur cette voie. Les souvenirs de Poudlard remonte dans ma mémoire. Par Merlin, qu'est-ce qu'on avait pu faire comme connerie quand même. Je me rappelle le jour où j'ai été annoncé à Evan que je voulais en être. Il faut bien dire que parier, c'était marrant mais alors l'organisation des paris en tout genre était encore plus sympa. Et puis au lieu de perdre de l'argent, on en gagnait. Tout bénéf! Et puis Evan m'avait aussi initié au poker. J'étais moins bon bluffeur que lui, mais je me débrouillais pas si mal. Et je dois dire que quand on était tous les deux à la table, les autres n'avaient aucune chance. C'était le bon temps. Sortant de ma chambre de motel miteux, habillé de manière classe pour ne pas faire tâche dans son casino, je me dirigeais vers Londres et le chemin de Traverse. Ses indications avaient été plutôt claire et j'avais l'habitude de me souvenir des choses et ne jamais les noter. Une habitude née quand j'étais auror et qui s'est encore exacerbée lorsque j'ai rejoint la mafia. Ne laisser aucune preuve, c'était le minimum à faire. J'avais parlé de l'affaire avec ma cousine et puis d'un commun accord, on avait décidé que ça pouvait être sacrément rentable. Et puis on pourrait en profiter pour faire des prêts et signer des contrats contres les dettes de jeux. Ça serait un bon business, ça ne faisait aucun doute. Et puis Evan pourrait empocher une partie des gains tout en restant totalement incognito vu qu'il y aurait enfin un gérant "officiel" même si ça restait non officiel au regard de la loi. Parfois je me demande comment j'ai pu passer d'une carrière d'auror à celle de mafieux... C'est une question récurrente à laquelle je n'ai aucune réponse. Parce que même si maintenant je suis du mauvais côté de la loi, je reste droit dans mes convictions, enfin la plupart du temps et je dois bien avouer que quoi que pense ma femme, je suis bien plus rassurés sur la sécurité de ma famille et mes enfants. Personne ne sait ce que je fais vraiment, enfin si mais très peu de gens le savent vraiment. Officiellement, je m'occupe de l'import export d'objet d'art, rares, précieux ou d'artefacts en tout genre. La plupart des choses sont officielles, le reste est caché mais personne ne se doute de ce qui se passe vraiment.

Arrivé devant la boutique en question, je souris. Une petite boutique qui ne paie pas de mine au premier abord avec un bureau de change à côté. C'est le parfait couvert. Je rentre et puis descend pour pénétrer dans le casino en tant que tel. C'est la première fois que j'y viens, même si on a très rapidement connu son existence, on a laissé faire parce que ça ne nuisait pas à nos affaires. Et puis Evan était venu me voir pour m'en parler et voir si ça pouvait intéresser la mafia Potter. On avait pas commencé les tractations, on en avait parlé de manière vague. J'avais répondu par l'affirmative, même si je devais confirmer les choses. Je connaissais assez ma cousine pour savoir pertinemment qu'elle verrait tous les avantages à s'associer dans cette affaire-là. Le Revan's. Je me demandais vaguement d'où ce nom pouvait bien venir. Certes il y avait Evan dedans... mais bon ça m'intriguait quand même. Je poserais malgré tout sûrement même pas la question. Je jetai un coup d'oeil à la ronde, les tables étaient bien occupées et ça pariait en continu. Un léger sourire vient fleurir sur mes lèvres et puis j'aperçois mon ami. Je me dirige directement vers lui et vient m'accouder au bar près de lui. Il me souhaite la bienvenue chez lui et je lui souris. Evan. Bel endroit. Et c'était vrai. Je pris le scotch que le Rosier me proposait et en sirotait une gorgée tout en regardant encore une fois autour de moi. Il me dit de me mettre à mon aise et que les affaires viendraient en leur temps. Puis il me propose un cigare que j'accepte avec plaisir. Je suis plus cigarette en principe, mais un bon cigare ne se refuse jamais et Evan avait toujours eu des goûts plutôt luxueux sur ce qui est important. Je prépare mon cigare puis l'allume. J'en prends une longue bouffée.

Appuyé contre le bar, j'avise une table qui s'est libérée. Si on veut parler affaire, autant se mettre à l'aise et pas trop proche des oreilles indiscrète. Je lui montre la table et m'y dirige. En tout cas, tu as fait les choses en grand. Mais ça m'étonne pas, tu as toujours eu le goût du spectacle et des détails. Et ça a l'air de marcher. Un peu de scotch, un bon cigare. Il manquerait quelques femmes... mais non, j'ai la mienne qui est dans notre maison avec les enfants, du moins je l'imagine. Et moi qui suis tout seul comme un con dans un motel miteux... enfin ce soir, on pourrait croire que je mène la grande vie et je ne vais contredire personne, on ne déçoit pas son public. C'est une règle d'or. Je l'observe un moment un sourire en coin. Toujours aussi à l'aise dans ce monde Evan. C'est pas une question, juste une constatation. Par Merlin, je me rappelle encore les premières parties de poker... C'était une belle époque quand même. Je ris. On les aura définitivement toute faite à Poudlard. Et je dois dire que la carte du Maraudeurs n'avait pas que servi au Maraudeurs... elle avait bien été utile pour les jeux illégaux. Enfin... Poudlard est loin. T'as pas perdu la main j'imagine... Il faudra qu'on retente de faire faire banqueroute à un groupe de crétin. Peut-être que je vais y venir régulièrement par ici... L'ambiance me plaît et le jeu a toujours été divertissant. On parle affaire ici ou tu veux aller ailleurs?







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MessageSujet: Re: Checkmate.   Mer 4 Fév - 5:04

« Que veux-tu ; Poudlard n’était qu’un vaste terrain d’entraînement pour mes ambitions démesurées. » Ce disant, Evan balaya l’air devant ses yeux, comme si ce n’était pas vraiment sérieux, comme si ce n’était pas grand-chose. Oh, qu’on ne fasse pas l’erreur de ne pas le penser sérieux ; Evan s’investissait énormément et s’il multipliait les boutades c’était pour mieux dissimuler ce qu’il considérait comme le plus important. Dissimuler ses intérêts était encore le meilleur moyen de ne pas révéler ses points faibles, et Evan vida son verre d’une traite avant d’emboîter le pas à James, faisant comprendre d’un vague mouvement de menton qu’il désirait qu’on lui apporte une seconde boisson à la table à laquelle ils allèrent s’installer.
Le piano résonnait quelque part dans un coin de la vaste pièce, couvrant à peine les éclats de voix, mais Evan se surprit à tapoter le rythme sur sa cuisse alors qu’il s’installait en face de James, croissant les bras pour mieux se mettre à l’aise. C’était bon, de le retrouver, malgré les cernes, malgré le petit quelque chose d’inhabituel qui émanait de lui. Evan avait l’œil, à force de décrypter ses affaires de jeux, et s’il observa James d’un œil obstiné quoique autant détaché qu’il pouvait se le permettre il ne fit aucuns commentaires. Si Potter voulait se confier, il le ferait par lui-même : le blond n’était pas du genre à se montrer indiscret, pas qu’il ne se souciait pas de ses amis, mais il les mettait sur un pied d’égalité – et lui-même savait pertinemment qu’on n’enfilait pas un masque pour se faire remarquer qu’il était défaillant.

« Tu étais un excellent élève ; c’est dommage que tu ais arrêté. Mais, hé, tu es le bienvenue au Revan’s lorsque tu le désires – tu es mon invité. Et si tout se passe comme prévu, tu auras toute la légitimité du Monde d’y passer du temps. » Son sourire affable avait des allures de prédateur – mais c’était le bon vieux temps, comme son vis-à-vis le disait lui-même, et James et lui formaient une paire redoutable, de leur expansivité, de leur capacité étonnante à mimer les émotions pour mieux rire de leur malignité. Illisibles – et c’était un atout indispensable au poker, quoiqu’on en dise. L’idée de reformer le duo qu’ils étaient alors lui plaisait incontestablement, mais ils auraient tous le temps du monde d’y songer plus tard. Déjà, la barmaid déposait un verre de limonade devant lui et Evan la remercia d’un vague mouvement de tête, se saisissant de l’objet pour mieux le porter à ses lèvres.
« Ici, c’est parfait. » acquiesça-t-il, se redressant enfin pour croiser les bras sur la table, plonger son regard clair dans celui, plus sombre, du brun. Son absence de sourire trahissait son sérieux, mais quelque chose subsistait dans ses prunelles, l’éternel éclat de malice qui ne le quittait jamais réellement.

« Ça n’en a pas que l’air, Jamsy. » Ça aussi, c’était un surnom qui datait de Poudlard ; à croire qu’il perdait quelques années, à retrouver son compagnon de fortune. « Ça marche, du feu de Dieu – et que veux-tu, je suis un homme honnête, je ne peux décemment pas abandonner mon poste à Gringotts pour me concentrer exclusivement sur le Revan’s. J’ai déjà des personnes de confiance – Rose, au bar, Ethan à la gestion, et sûrement aussi les croupiers qui préfèrent ma paie illégale aux salaires minables que peuvent leur proposer les institutions officielles. Mais ça marche – trop bien, et j’ai besoin d’une organisation plus.. eh bien, stable. Permanente. » Il tira sur son cigare, souffla la fumée sur sa droite, ne réagit pas aux manifestations de joie qui retentirent quelque part dans son dos. « Bien sûr, vous aurez une part du marché. Bien sûr, aussi, cela sous-entend que vous deviendrez officiellement les patrons. Qu’on s’entende bien – je ne vous laisserais jamais décider de quoi que ce soit sans mon aval et je sévirais si vous tentez de me poignarder dans le dos. » Son sourire cruel réapparut une seconde sur son visage, comme pour mieux marquer la menace sous-entendue, avant qu’il ne s’égaye plus innocemment, levant son verre pour mimer un toast vers James. « Mais, oui, j’ai besoin de votre sécurité, de vos hommes, de votre temps – et plus les gens affluent plus le secret risque d’être mis en danger et si j’ai apposé un sort de silence sur les lieux il faudra toujours faire taire les mauvaises langues d’une façon ou d’une autre. Nous ne sommes à l’abri de rien, par les temps qui courent. »

Il papillonna des cils et, soudain, éclata d’un rire honnêtement enjoué. « Pardon, mais – tu étais un Auror si renommé, je ne peux pas m’empêcher de réaliser l’ironie de la situation ! J’ai presque l’impression de me tirer une balle dans le pied. Mais je te fais confiance, Jamsy. Je t’ai toujours fait confiance, et tes amis sont mes amis. »



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MessageSujet: Re: Checkmate.   Dim 8 Fév - 4:20

Evan, je l'ai toujours apprécié. C'est un espèce de rebelle sans foi, ni loi. Il aurait pu naître au temps des western, un pistolet à la ceinture et un grand chapeau de cowboy avec une cigarette aux lèvres. Je regarde trop la télévision moldue depuis que je suis dans ce motel... Une nuit de rétrospective de film sur la Far West, ça marque. Un excellent élève. Si Evan le dit, c'est que ce doit être vrai. Il faut avouer que je me débrouillais pas trop mal et puis quand on jouait ensemble contre les autres, ils n'avaient aucune chance. Il me dit que je peux venir quand je veux, je suis son invité et ajoute que si tout se passe pas, j'en aurais même la légitimité. Je souris amusé. Je pense que les choses se passeront bien. Nous avons tous les deux à gagner dans cette affaire alors elle a de bonnes chances d'aboutir. Il me confirme que ça marche super bien, peut-être même trop bien ce qui va demander une organisation plus stable et permanente et que lui, honnête homme, ne peut décemment pas quitter son job à Gringotts. Je lève les yeux au ciel, amusé. J'imprime dans ma mémoire ce qu'il me dit. Il y a déjà des personnes de confiance pour la gestion, le bar et une partie des croupiers. Intéressant. Il va sûrement y avoir quelques changements à effectuer malgré tout si la mafia devient gérer officiellement-officieusement cet endroit. Je lève les yeux alors que des cris de joie se font entendre. Un abruti a gagné, mais s'il ne repart pas rapidement, la banque reprendra son bien à coup sûr. Quand tu joues contre le casino, tu perds toujours. Les parties privées sont les seules où tu peux vraiment gagner selon moi. Les choses prennent forme tranquillement. Il y a de bons profits à faire dans un endroit comme celui-ci. Et je pense qu'aménager une salle privée pour des parties à gros paris pourraient être avantageux.

Il reprend, me sortant de mes pensées un moment. On aura une part du marché, on sera officiellement les patrons, mais pas de pouvoir décisionnel sans son aval. Une menace arrive, il me dit qu'il "sévira" si on le poignarde dans le dos et un sourire carnassier s'étend sur ses lèvres. Je le regarde toujours souriant. Il peut bien menacer, mais si la mafia décide de prendre le contrôle de son casino sans son accord, c'est quelque chose qui ne posera aucun problème. C'est un contrat qui nous liera certes, mais on peut le faire couler quand on veut. C'est un homme seul, on est une organisation qui s'étend à travers toute la Grande-Bretagne. Sa menace ne me fait ni chaud, ni froid en fait. Et puis son visage reprend son côté jovial et il me porte un toast. Il a besoin de notre sécurité, d'hommes et de temps... c'est vrai que cet endroit doit rester cacher et les bavards devront être puni. Mais en fait, c'est lui qui est demandeur, ce n'est donc pas vraiment lui qui a les cartes en main pour la négociation. Je me rends compte que je suis devenu un vrai mafieux, impitoyable... Mais les valeurs familiales ont de la valeur ainsi que les amitiés profondes et pour cela, Evan a un peu de chance, il faut l'avouer. Il avait été envisagé de prendre le contrôle par la force et puis quand on a découvert qui était le propriétaire et puis aussi que ça pouvait avantager nos affaires en prêtant de l'argent aux joueurs compulsifs... et bien on avait laissé faire. Je fais doucement tourner mon whisky entre mes doigts tout en fumant tranquillement mon cigare. Je me sens assez détendu, c'est une première depuis que je me suis fait virer de chez moi comme un malpropre. Et puis quand j'allais enfin lui répondre, il éclate d'un rire sincère et se moque gentiment de mon ancien boulot et de mon changement radical de carrière. Il ajoute qu'il me fait confiance. Je suis flatté et puis j'aime l'idée que les années passées sans se voir n'ont rien entamé à notre amitié.


Je ris à mon tour. Et oui... que veux-tu? Mon choix de carrière après toutes les conneries que j'ai faite à Poudlard a étonné... Et puis j'ai bien fait mon job, je pensais faire le bien. Mais rien n'est tout noir ou tout blanc. Le monde est plutôt toute une foutue flopée de gris. Alors j'ai tout planté, j'ai même été père au foyer un temps... Je souris à cette pensée. Je dois dire que je m'étais pas mal éclaté cette période même si c'était vraiment épuisant. Et puis la bougeote m'avait reprise et la mafia s'était imposée à moi. Et puis je suis retourné a mon ancien amour... la délinquance. Un sourire en coin et puis je bois une gorgée avant de me pencher légèrement vers lui. Pour ce qui est de l'arrangement, on va sûrement trouver quelque chose. Pour ce qui est de la menace, garde les pour toi. Une organisation de notre ampleur contre un gars tout seul, on te bouffe au p'tit déj avant de démonter ton casino. Je lui fais un grand sourire en me radossant au dossier de ma chaise. Mais je pense qu'un contrat qui conviendra à tout le monde sera tout à fait faisable. Après, il ne faut pas croire que tu vas avoir ton mot à dire sur tous les menus détails. C'est ton lieu, oui. Les grandes lignes seront sujettes à ton assentiment et discutées sur le contrat. Pour le reste et les détails journaliers, ça sera géré par nous. Je pense qu'il y a quelques changements possibles à faire. Si notre organisation gère cet endroit, ça veut dire qu'il pourra prendre encore de l'ampleur. Les prêts. Les contrats pour éponger les dettes. Et puis des tables privées. Enfin tu as peut-être déjà des tables privées pour les gros joueurs... J'ai un air affable. J'ai eu plus ou moins carte blanche pour négocier ce contrat, enfin les bases du moins. Le reste sera certainement vu avec la future patronne, mais bon on en a déjà discuté longuement tous les deux. Il y a quelque chose à faire ici, c'est certain. Et conseil d'amis, évite les menaces quand tu rencontreras ma patronne, elle les supporte mal... et elle est bien plus sanguine et insupportable que moi. Ah ma Daenerys... un numéro à elle toute seule. Je me demande d'ailleurs s'ils se connaissent... ma mémoire est défaillante sur ce point-là.




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Chocogrenouille
MessageSujet: Re: Checkmate.   Mer 11 Fév - 21:02

Evan hocha sensiblement la tête lorsque James lui expliqua les raisons de son changement de carrière, comme s’il acquiesçait sans pour autant trop de compromettre.
Rien n’est tout noir ou tout blanc – son ami mettait le doigt sur quelque chose d’évident, et pourtant cela avait un arrière-goût étrange lorsque James Potter l’affirmait, lui qui avait toujours semblé si aveuglé par sa vision manichéenne qu’il en représentait presque l’exemple parfait d’un héros des temps modernes. Il pouvait extrême lorsqu’il s’agissait de ce qu’il considérait comme mauvais, mais il savait aussi sauvegarder ses valeurs avec tant d’obstination, il y mettait tant son corps que parfois, lorsque Evan l’observait, il avait eu envie de lui ressembler. Sincèrement ; être si persuadé de ce que l’on faisait, se contenter de sa morale comme si le reste n’avait pas d’importance, comme si le reste n’était qu’un vaste mensonge inventé par l’ennemi pour mieux tenter de vous éloigner de la bonne voie.

Mais lui-même était trop porté sur le chaos, lui-même profitait tant des querelles pour mieux placer ses pions sur le vaste échiquier de l’opportunité qu’il lui était impossible de ressembler à James. Il respectait ce qu’il était – ou avait été – il n’y avait aucuns doutes mais le blond n’échangerait son carriérisme particulier pour rien au Monde. Là où les autres se déchiraient, il s’enrichissait ; et c’était là la seule chose qui le concernait, tout du moins aussi loin que son avis était concerné.

Evan porta son verre à ses lèvres, presque pensif, tout en prêtant une oreille attentive aux réponses apportées par James. Sa remarque sur ses menaces ne l’étonna pas tellement : à vrai dire, Evan était conscient de l’ampleur de la mafia Potter. Il savait dans quoi il s’embarquait. La réaction de James le ravit, bien plus que s’il avait tenté de le brosser dans le sens des poils : c’était direct, intransigeant, clair et précis. C’était la vérité, c’était l’évidence, et Evan aimait ça. Qu’il lui mente, qu’il bluffe, qu’il tente de s’approprier son amitié pour mieux le tromper.. sans doute Evan aurait-il su le percer à jour mais surtout, surtout cela l’aurait rebuté sans autres formes de procès, car Evan méprisait le mensonge comme s’il s’agissait là d’une autre tentative de le rouler dans la farine et de porter atteinte à sa propriété.

Il sourit de nouveau, visiblement satisfait ; il était de bonne humeur et il espérait cela communicatif, car que James soit à l’aise était, en outre, une de ses priorités depuis qu’il avait remarqué sa petite mine une fois les pieds mis dans le Revan’s.

« Je savais que cette discussion préliminaire était une excellente idée. » se félicita-t-il, se passant une main dans ses cheveux impeccablement coiffés – synonyme, chez lui, d’un soupir d’aise. « J’ai hâte de la rencontrer – Daenerys, c’est cela ? J’ai entendu des tas de choses sur elle. J’ai hâte de pouvoir me forger mon propre avis. Elle a l’air distrayante. » Et c’était le moins que l’on puisse dire ; si ce n’était pour James, Evan y aurait sans doute réfléchi à deux fois, étant donné la réputation de la demoiselle. Mais une marraine incontestée se devait d’en imposer, n’est-ce pas ? « Oh, oui, les tables privées se trouvent dans la pièce voisine – là-bas, derrière la tenture représentant un Opaloeil des antipodes. » Il désigna l’œuvre concernée du doigt et peut-être, si James se souvenait de leurs longues discussions à ce sujet, comprendrait-il le choix de ce tableau en particulier : à ce jour encore, l’Opaloeil restait son dragon favori.

« Mais, tu as attisé ma curiosité ! Père de famille ? Raconte-moi ça, un peu. Un garçon, une fille ? Plusieurs ? Qui est l’heureuse élue ? »



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MessageSujet: Re: Checkmate.   Dim 22 Fév - 16:28

Dés qu'il se remit à parler, un sourire étira mes lèvres. Cet Evan n'avait pas tant changé, il attisait le feu pour voir où ça l'emmenait. Et puis il parla de rencontrer Dae et qu'elle devait être distrayante. Distrayante... vraiment? Oh par Merlin et tous les sorciers, il ne savait définitivement pas où il mettait les pieds. Oh certes, elle pouvait être adorable et fofolle, il n'y avait qu'à voir la tatie gâteau qu'elle devenait avec mes enfants, mais en affaire... Ah en affaire, c'était une toute autre paire de manches. Ma cousine était plutôt du genre intransigeante et hyper exigeante. On pouvait même aller à dire que c'était une sacrée garce parfois. Oh, je l'aime hein ma cousine, enfin la plupart du temps. Tu vas la rencontrer très vite, tu te feras une idée... et si tu la trouve toujours juste "distrayante" je te paie une bouteille du meilleur Vin Éthéré du marché mon ami. Je déguste quelques gorgées de mon whisky en souriant. Il est possible qu'elle passe ce soir nous dire bonjour et pour visiter ce lieu. Depuis que je l'ai remise à sa place le jour où elle a débarqué chez moi, elle me fait toutes les misères possibles et inimaginables. Elle est fâchée contre moi... un comble non? Mais bon, je la connais depuis assez longtemps, je ne devrais plus être étonné et malgré tout... J'hoche la tête, pensif, quand il me dit que oui, il y a des tables privées. Intéressant, elles sont bien camouflées en tout cas, très bon point. Les gros joueurs qui veulent une table privée ne veulent pas se mélanger à la plèbe. Derrière l'opaloeil... je me retourne. Evan et les dragons, un grand amour qui ne s'est pas éteint on dirait. Mmh, splendide tenture soit-dit en passant. Je vois que tu es toujours passionné... C'est un bon point, j'aime les gens qui reste fidèle à eux-même. Je souris en regardant un peu autour de moi. Un cri de frustration par ici, un de joie de l'autre côté, on sent l'effervescence, cet endroit est vraiment porteur de quelque chose de particulier que le jeu apporte, mais que l'illégalité apporte également. Tu me feras visiter plus tard la salle privée, je suis curieux de vori ce que tu en as fait.

Et puis il était venu sur ma vie privée. C'est vrai qu'il avait quitté le Royaume-Uni et du coup, il ne devait pas être trop au courant de ce qui s'y était passé, du moins dans ma vie, on était pas non plus les amis les plus proches du monde. Enfin on est proche, mais le genre d'amis qu'on voit quand on est là et sinon ben tu les vois pas. Il veut avoir des détails sur ma famille, ben il risque d'être servi... elle me manque alors je risque de plus m'arrêter. Et oui père de famille. J'ai deux magnifiques enfants, une fille en premier, Cassiopée et puis un garçon en deuxième, un petit Harry. Deux petits monstres de 5 et 6 ans que j'adore. Et puis en sortant de Poudlard, j'étais toujours avec Lily Evans, elle est devenue Lily Potter peu après notre sortie de Poudlard. Les choses se sont vite accélérées une fois qu'on s'est installé ensemble et malgré la désapprobation familiale, j'ai tracé mon chemin... Je lève mon verre à ces paroles. Je n'avais jamais suivi les règles en fait. Et puis j'ai quitté le bureau des aurors un peu pour ça aussi, j'étais trop souvent absent et bien trop souvent en danger de mort. Alors j'ai tout arrêté, j'me suis occupé de mes monstres un moment et puis quand j'ai voulu reprendre une activité, l' "entreprise familiale" était toute indiquée... Je souris, c'est vrai que c'était tout indiqué, même si à l'époque je découvrais à peine l'existence de la mafia. C'est pas vraiment quelque chose qui est de notoriété publique, enfin oui et non... On sait une partie des choses mais pas tout et puis on veut pas savoir dans le fond.

Je lui souris, en fait je suis bien ici. Ça va me faire oublier durant quelques heures la situation que je traverse. Et toi alors? Pas encore marié? Je t'imagine tellement passant le reste de ta vie avec une seule femme. Je ris franchement. Mais bon, un Rosier. Tu dois être fiancé... Je lève les yeux au ciel, c'est la aléas de la vie de sang pur. Dans le fond, on est pas tant que ça à résister. Enfin c'est pas tout à fait vrai, il y en a quand même un certain nombre, mais la majorité finissent renier par leur famille définitivement. Je sais que personnellement j'ai beaucoup de chance. Mes parents ont un peu tiré la gueule mais ont finit par accepter mon choix. Le reste de la famille aussi, en majorité, même si une partie, genre ma grand-mère me regarde encore de travers. Selon eux, j'ai trahi les Potter. Peut-être que dans le fond, c'est moi qui aurait du prendre le nom de Evans et puis envoyé chier ma famille. Ça aurait été marrant.


[J'fais pas trop avancer, sorryyyyy! J'me disais qu'on pouvait faire débarquer la grande perche de Dae... x) ]


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MessageSujet: Re: Checkmate.   Mer 25 Fév - 21:02

L'homme agonisait à ses pieds. Il était mourant, il voulait mourir, mais elle allait le faire vivre, pour qu'il puisse souffrir encore plus. «  Que faisons-nous Mademoiselle ? » Ils attendaient ses ordres et non plus ceux de son père. Peu à peu elle s'était imposée comme la nouvelle dirigeante, elle dont le sans des Rossinis coulaient dans les veines. Son père n'était qu'un Potter, il n'était qu'un substituts en attendant, mais ce n'est que maintenant qu'elle le comprenait. D'une voix lente et détachant chacun de ses mots elle finit par répondre. «  Soignez-le. Et amenez le au cachot. Nous verrons combien de temps il tiendra. » Tournant les talons, elle laissa les autres s'occuper de l'homme, un sourire apparut sur ses lèvres. «  Merliiiin. Mon choupinouuuu tu es tellement adorables comme çaaa ! » Elle se pencha pour saisir le bulldog habillé en étudiant de Poudlard. «  Hum. Mademoiselle ? » Son visage se referma et se tourna avec brusquerie vers l'importun qui osait lui adresser la parole. Elle le fixa d'un air agacé, mais sa langue claqua, acérée, avant qu'il n'ait le temps de répondre. «  Et bien ? » «  Vous avez votre rendez-vous avec votre cousin. » Son visage s'adoucit. «  C'est vraie. Je t'en remercie. » Elle déposa avec douceur son chien sur le sol et fixa soucieuse Sanders. «  Je te jure qu'on le retrouvera. Cet homme. » Elle désigna de la tête le mourant en train de se faire emmener. «  Il nous dira bientôt tout. Et une fois qu'on le retrouvera, tu lui porteras toi même le coup final. » Sanders lui adressa un sourire maladroit, il n'en avait pas le cœur, mais pourtant il le faisait pour sa petite Mademoiselle comme il la nommait avec une tendresse toute particulière. « Vous avez une tâche de sang. Attendez. » Avec des gestes hésitants, il sortit un mouchoir et lui nettoya la joue. Elle gardait un visage poliment fermé. Il y avait des scènes qui ne devaient avoir lieux si ce n'est dans l'intimité.

A peine eut-il retiré son mouchoir qu'elle se transplana sans un mot. Elle était toujours quelque peu maladroite avec certains. Elle avait toujours admiré son nonno jonglait avec une dextérité relevant du génie entre la sympathie, la tendresse et la droiture avec ceux de la mafia. Sous ses ordres le mot famille prenait tout son sens. Elle n'était qu'à ses débuts, faisaient encore de nombreuses erreurs, mais était bien décidée à un jour à marquer l'histoire de la famille comme son nonno. Le rendez-vous avez lieu dans le casino lui-même. Une boutique qui ne payait pas de mine en apparence, mais qui se révéla être un lieu de vice. Elle n'aimait pas les jeux du hasard. Elle était de ceux qui avaient besoin de tout contrôler et où le hasard n'avait pas le droit d'exister. Elle jaugea la salle d'un bref coup d’œil, le lieu au moins avait le décence d'être chic. Elle constata alors qu'ils étaient attablés dans un recoin. Il n'était pas bien difficile de reconnaître la chevelure hirsute de son cousin. « Mais bon, un Rosier. Tu dois être fiancé... » «  Potter. Je ne vous paie pas pour faire des mondanités. » Son ton cassant rompait avec les relations qu'elle entretenait avec son cousin. Elle adressa un sourire de convenance au jeune homme qui était assis. «  Daenerys. Vous êtes Evan Rosier je suppose. » La sorcière fixa les deux sorciers d'un air perçant, attendant avec une patience qu'elle jugeait bien valoir une pierre philosophale, que l'un des deux agisse enfin comme un gentleman et lui offre une place où s'asseoir. Elle était de la vieille époque quand cela concernait certaines mondanités encore.



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Par chance moi je suis une femme.
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