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 Le secret des forts est de se contraindre sans répit.

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Chocogrenouille
MessageSujet: Le secret des forts est de se contraindre sans répit.   Mer 4 Fév - 1:09

Evan ne retirait aucun plaisir dans la douleur d’autrui. Il n’était pas sadique, mais sa compassion s’arrêtait là où commençaient ses intérêts et sa fureur, souvent, l’emportait bien plus loin qu’il ne pouvait le prévoir. Il avait du sang sur les mains, c’était indéniable, quoiqu’il n’en souffrait d’aucuns états d’âmes : il agissait par nécessité, comme tout un chacun. Alors, non, pas de plaisir ; une vague indifférence, un peu d’ennui, peut-être, d’avoir à se fatiguer quand il serait plus facile qu’ils restent tranquilles, qu’ils ne le provoquent pas, tous autant qu’ils étaient.
Evan n’en avait pas vraiment l’air, comme ça, mais s’il était incroyablement doué à la baguette, il était redoutable les mains nues. Il adorait se battre, de manière prévisible, de se défouler, de relâcher la pression, de serrer les poings et d’aller saluer la joue d’une personne haïe – et quelle qu’était la raison. Ses heures de retenue à Poudlard étaient innombrables, mais la grande majorité consistait à le réfréner de sa violence aiguë. Cela s’était calmé, avec le temps, et Evan était devenu plus mesuré – quoique cela marchait à double sens, et s’il ne frappait plus aussi aveuglément, il savait toucher là où ça faisait mal, subtilement, sans se décoiffer.

Alors, allumant une cigarette, il prêta une oreille distraite aux supplications de l’homme étendu à ses pieds, indistinctes suite aux dents qu’il lui avait brisé, maladroites suite à la respiration qu’il lui avait savamment coupé.
« Ferme-la – tu m’épuises. » souffla-t-il, accompagnant sa sentence d’une fumée de nicotine, s’agenouillant pour mieux couvrir son compagnon du regard. Pauvre petite chose brisée ; distraitement, Evan se gratta la tempe, comme s’il réfléchissait à la suite des événements. Mais c’était surtout théâtral, car Evan aimait mettre les choses en scène, et il se surprit à sourire avec un attendrissement si cruellement feint qu’il en aurait probablement effrayé jusqu’à ceux qui avaient confiance en lui. « Et je m’énerve beaucoup plus vite lorsqu’on abuse de ma patience. » rajouta-t-il d’une voix douce, comme un conseil paternel qu’il distribuerait pour mieux s’assurer de la sécurité de son vis-à-vis.

Des conneries, bien évidemment. Après tout, il venait de lui ruiner sa mâchoire et sans doute quelques côtes au passage.
« On ne t’a jamais appris que c’était mal, de tricher ? C’est du vol, tu sais. Ta mère ne t’a probablement pas élevé ainsi. Qu’est-ce qu’elle dirait, hm, si elle l’apprenait ? Imagine la déception – j’espère que tu as honte de toi. » Et de remuer le couteau dans la plaie, tirant une nouvelle taffe de cigarette avant d’aller l’écraser dans la bouche entrouverte du pauvre homme, perdant son sourire pour se revêtir de cette fureur qui savait déformer ses traits charmants, résistant aux faibles sursauts de sa victime qui tentait de se dégager de la brûlure ignoble, la cendre se mélangeant au sang pour fumer d’un bruit dégueulasse, un ‘tchh’ qui n’était largement pas suffisant pour couvrir les gémissements plaintifs.

« Personne – tu m’entends ? Personne ne me vole. Et je te jure que la prochaine fois, je te brise. »
La menace était presque dérisoire – car brisé, il l’était déjà, de multiples façons – mais le sous-entendu était très clair et Evan relâcha la pression, observant l’homme recracher le mégot pour mieux tourner la tête à l’embouchure de la ruelle. Alors, il la vit ; elle les observait, ne ratant rien de la scène, et si Evan ne s’en souciait outre mesure dans un premier temps il la reconnut assez vite et son cœur manqua un battement. Était-elle là depuis longtemps ? Seule ? Si Godric l’accompagnait, alors – il se mordit l’intérieur de la joue, se força à rassembler ses pensées, à revêtir un masque impassible. Ne pas bouger, ne rien dire ; Solveig ne l’avait peut-être pas discerné, dans la pénombre. Solveig s’en ficherait peut-être et repartirait comme elle était venue, en silence, et ils se tairaient d’un accord tacite sur tout ça.

Placide, Evan pria pourtant tous les Dieux de l’exaucer.



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MessageSujet: Re: Le secret des forts est de se contraindre sans répit.   Mer 4 Fév - 5:44

Soirée de libre, je m'ennuie. Godric n'est pas disponible même si je n'ai aucune idée de ce qu'il trafique encore. Que faire pour me divertir? J'ai dans l'idée d'allers me balader un peu sur le chemin de Traverse, peut-être aller boire un verre, peut-être aller faire un tour dans ce casino illégal. J'avais fortement envie de savoir qui le gérait d'ailleurs, les secrets étaient bons que pour ceux qui les gardaient... Et j'avais tendance à adorer connaître les secrets des autres afin de les tenir sous ma coupe. Mmh, ça pourrait être intéressant de tenter une petite enquête sur ce sujet-là. Après tout, je ne risquais pas grand chose. Il ne fallait juste pas aller trop profondément tout de suite, ne pas affoler la proie, surtout si la proie s'avérait à tête multiple. C'était là que ça pouvait s'avérer dangereux pour moi. Et bien que je ne rechigne jamais contre un peu de danger, j'étais pas non plus suicidaire. Et oui, on pouvait penser que j'étais juste une petite idiote soumise, mais c'était loin d'être le cas et le peu de gens qui me connaissait vraiment le savait pertinemment. J'étais jeune et malgré tout, je pouvais me montrer redoutable. Nue devant mon miroir, je me décidais enfin sur quoi porter. Une longue robe de soirée, un brin sexy qui ne faisait pas trop habillée non plus, une cape pourpre et j'étais prête pour sortir. Pour mon salut et le sien, j'espérais ne pas croiser Godric... Sinon on risquait l'escarmouche ou l'échaffourée. Un sourire en coin, la baguette dans la manche et un couteau dans la botte. Il était rare que je me balade sans un couteau, on ne savait jamais sur quoi on pouvait tomber. Et puis, j'avais pris cette habitude après avoir été prise en embuscade lors d'une mission et puis aussi depuis cette maudite histoire en Australie où on avait bien failli y laisser nos peaux avec Godric. Enfin... on pouvait presque déjà en rire. Je sors de mon appartement et je me rends sur le chemin de Traverse.

Un petit peu de marche dans le froid me fait du bien, même si je frissonne un peu. Et puis... Et puis des gémissements de souffrance me font m'arrêter net. Mmh, quelle douce musique à mes oreilles. Je reste immobile, aux aguets et puis une voix légère se fait entendre, je suis encore trop loin pour la reconnaître, mais j'entends bel et bien une vois. Je me dirige dans cette direction et puis j'arrive à l'entrée d'une ruelle mal éclairée et surtout un cul de sac. Je vois ce qui s'y passe. Deux hommes, l'un prostré à terre, l'autre debout devant lui. Celui au sol se fait accuser de vol, le mec au-dessus parle de sa mère, d'éducation... Tiens, il me plaît cette homme-là. Je souris et m'avance très discrètement, je souris un peu plus lorsque l'homme au sol se fait écraser une cigarette sur la langue. Ça doit faire un mal de chien. Je connais la douleur d'une brûlure et selon moi c'est la pire que l'on peut infliger à quelqu'un. Et malgré cela, je n'ai encore jamais utiliser le feu. Je préfère faire couler un peu de sang personnellement. Mais bon, chacun ses goûts. Et puis soudain je crois bien reconnaître la voix. Tiens, tiens, intéressant. Il me semble que c'est Rosier. Je n'en suis pas sûre encore à cent pour cent, mais l'idée est bien là. Evan le menace encore une fois. Je souris tandis qu'il relâche sa proie. Je ne pensais pas qu'il était comme cela. Peut-être qu'il ferait une bonne recrue dans la guilde. Et puis il se retourne. Je penche légèrement la tête de côté en souriant. Il m'a reconnu, j'en suis sûre. Je m'avance de quelques pas. Et bien, et bien... je ne te connaissais pas si... implacable. Je m'avance encore une peu. Alors ce pauvre bougre t'as volé? Et bien, tu lui as fait son affaire. Le style est un peu brouillon je trouve et je n'aime pas spécialement les brûlures, mais ça a fait son office. Je le regarde un moment. Vraiment, je ne me serais jamais douté ça de toi. Tu n'as pas l'air comme ça.



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Chocogrenouille
MessageSujet: Re: Le secret des forts est de se contraindre sans répit.   Ven 6 Fév - 7:44

Mais que les Dieux le pardonnent car il semblait les avoir offensés, et Solveig s’avança vers lui, félinement, tandis qu’il se remettait souplement debout, suivant des yeux le balancement gracile de son bassin sans pour autant réussir à y trouver un quelconque charme.
Evan était mortifié ; Solveig était une exception – Solveig avait toujours été une exception, malgré ses cheveux blonds, malgré ses yeux clairs, malgré son sexe, et elle existait en tant que femme à part entière dans l’esprit du jeune homme, et pourtant il l’avait toujours trouvé jolie, charmeuse, attirante. Ce n’était pas une question d’attirance, il ne la voulait pas dans son lit, il ne la voulait pas même au creux de ses bras – mais c’était là, niché dans un coin de son estomac et, machinalement, il sortit une nouvelle cigarette, l’allumant au rythme de son adrénaline et tandis que les mots de l’impromptue faisaient leur bout de chemin jusqu’à son encéphale Evan se réappropria une expression tout à fait impassible.
Ou pas longtemps, car sa panoplie infatigable de sourires se mettaient déjà à son service pour couvrir les ressentiments qui pouvaient filtrer sur son visage.

« Que veux-tu ; je suis un homme imprévisible. » Et il lui glissa un clin d’œil, comme si de rien n’était, comme si c’était ce qu’il était – alors que, vraiment, il ne considérait cela que comme une perte de temps, il n’y retirait aucun plaisir, et c’était nécessaire, purement nécessaire, il n’avait pas de quoi en être fier.
Si c’était le cas, sans doute l’aurait-il avoué depuis longtemps à Regulus, sans doute lui aurait-t-il indécemment exposé cette partie de sa personnalité.
Alors c’est là qu’il réalisa d’où provenait sa gêne, et Solveig, et Godric, et Regulus, et il fit tourner le filtre entre ses doigts pour heurter son regard à celui de sa vis-à-vis, plongeant son autre main dans sa poche, agissant comme si de rien n’était, comme s’il était tout à fait détendu.

« Que fais-tu ici, à une heure pareille ? Et seule ? »
Sous-entendu : dis-moi que God n’est pas dans le coin. Lui ne saurait pas tenir sa langue. Bien sûr Solveig pouvait tout aussi bien aller le lui raconter, mais même si Evan n’était pas spécialement proche d’elle du moins avait-il le pressentiment qu’elle ne le ferait jamais. Non, elle serait du genre à garder ça pour elle et à en tirer partie, à en extraire tous les avantages possibles, l’exploiter pour mieux servir ses intérêts et ses plaisirs.
Et bien sûr Evan était indomptable, alors il était vital qu’il dissimule autant que faire se peut ce qu’il pensait à ce moment-là. Et il était plutôt doué, lorsqu’il s’agissait de préserver son intégrité.

Du coin du regard, il réalisa que l’homme était toujours là, sanglotant sa douleur, reniflant son humiliation, et Evan se sentit soudainement incroyablement irrité par sa présence. Il refusait que quoi que ce soit lui tombe dans l’oreille – ça aussi, c’était une histoire de réputation et sans piper mot il se rapprocha de Solveig pour lui présenter son bras, l’incitant tout autant qu’il le lui imposait d’y passer le sien pour l’entraîner un peu plus loin. Il ne dit rien, patientant simplement les réponses de la jeune femme, mais il la pensait assez maline pour deviner les raisons de son geste. Sans compter que, hé, il était affreusement galant, quand il le voulait.



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MessageSujet: Re: Le secret des forts est de se contraindre sans répit.   Ven 13 Fév - 2:07

Que c'est amusant. Il n'a pas l'air content de s'être fait surprendre. Enfin, cela je peux évidemment le comprendre. Je n'aime pas spécialement être prise sur le fait quand il m'arrive de faire des bêtises. Mais j'ai de la chance à ce niveau-là. Pour le moment. Il reprend vite son sourire, une clope au bec. Il se targue d'être un homme imprévisible et un rire sincèrement amusé m'échappe. C'est vrai que ce Rosier est imprévisible. Bien différent des sangs purs habituels dans le fond. Je crois bien que c'est pour ça que je l'aime bien. Et puis il me demande ce que je fais ici à une heure pareille et seule. Le fait que je sois seule n'est pas vraiment un reproche, plus une question. Je ne cesse de sourire en m'approchant encore un peu de lui. Je tends une main pour la passer délicatement sur sa joue puis fais une moue boudeuse. Je m'ennuyais, j'ai eu envie de... Je hausse les épaules nonchalemment. De sortir. Mais oui, je suis seule. Signe? Il ne veut pas que cela se sache? Et bien... en voici une bonne nouvelle. Je jette un coup d'oeil par dessus son épaule et je réprime une grimace. L'homme à terre est pitoyable. Il pleure et gémit de douleurs. Non, mais il n'a plus aucune dignité cet homme-là. Je m'humecte les lèvres. C'est pour ça que je préfère partir rapidement ou alors leur intimer de partir au plus vite s'ils ne veulent pas mourir... C'est toujours assez efficace. Quand tu tortures quelqu'un, tu lui fais un cadeau... il voit rapidement la valeur de la vie, il se rend compte qu'il ne veut pas mourir... et si tu lui laisses le choix, même avec une jambe cassée, il arrivera à s'enfuir avant que le décompte mortel ne se termine. J'avais fait le test, ça m'avait fait beaucoup rire. Le plus drôle, c'est que j'avais retrouvé cet idiot à Ste-Mangouste et je l'avais soigné. Il ne m'avait pas reconnue, mais bon j'avais changé en profondeur mon apparence donc c'était normal. Je m'étais amusée comme une petite folle.

Evan me propose son bras pour m'éloigner de sa victime. Je le prends avec plaisir même si j'ai bien remarqué que ce n'était pas vraiment un choix et puis me laisse entraîner plus loin. Il veut nous éloigner des sanglots de l'autre déchet et puis sûrement également éviter qu'il n'entende une conversation tout à fait privée. En fait, j'avais envie de faire un tour dans ce casino. Je n'y ai jamais été encore et je suis très curieuse de voir à quoi cela ressemble. Je tourne la tête pour l'observer un moment. Je te savais un peu bagarreur, certainement pas du genre à te laisser marcher sur les pieds... Mais là. C'était pas de ce genre-là, n'est-ce pas? Mmh, c'est une nouvelle facette d'Evan que j'ai découvert. Tu es donc bien secret, mon ami. Peste jusqu'au bout des ongles. J'avais besoin de savoir si c'était de notoriété publique et que j'avais juste loupé le coche ou si c'était en effet un secret de polichinelle. Un secret serait bien plus intéressant pour moi, je pourrais avoir à y gagner. Garder un secret est souvent bien plus utile que le dévoiler. Tenir les gens en son pouvoir, c'était ça que signifiait connaître les secrets. Et tant que personne ne découvrait le mien, ce serait parfait. Ne jamais laisser les gens avoir une ascendance sur toi, jamais. Ça me fait d'ailleurs penser qu'il va falloir qu'on tente le coup en couple avec Godric un jour, voir comment il gère ce genre de situation. Je me rappelle encore très bien des leçons de mon père, ses souvenirs me font toujours sourire même si je dois avouer que la douleur était souvent insupportable.

Je dois dire que j'ai eu raison de sortir ce soir. Je voulais me distraire, je me distrayais et en plus pas seule. C'était parfait. Me mordillant la lèvre en le regardant, je lui fais un sourire éblouissant. Tu pourrais m'emmener au casino toi. Je sais que tu es un très bon joueur.



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Chocogrenouille
MessageSujet: Re: Le secret des forts est de se contraindre sans répit.   Jeu 19 Fév - 6:50

Solveig était une femme dangereuse ; c’était indéniable et, quelque part, Evan l’avait toujours su. Il fallait quelque chose de probant, sous cette apparence de demoiselle gracile et innocente, pour qu’il se sente un tant soit peu attiré par elle.
Pas qu’il la désirait : non, il y avait bien longtemps maintenant qu’il n’était plus capable de ressentir l’étincelle charnelle pour autre chose que l’ombre de Regulus chez une femme – et peu importait les efforts titanesques qu’il déployait pour se le cacher.
Mais Solveig.. Solveig avec ce charme, ce petit quelque chose de sous-jacent, cette flamme au bord des yeux et cette sauvagerie au détour des hanches. Evan la trouvait belle, d’une beauté froide et étrangère, qui mettait mal à l’aise tout autant qu’elle impressionnait et, jusqu’au jour d’aujourd’hui, il avait toujours eu du mal à mettre le doigt sur le pourquoi.
Jusqu’au jour d’aujourd’hui seulement, car ces mots innocents suintaient le vice et Evan s’en retrouvait sur le qui-vive, plus que jamais conscient qu’il n’avait pas le droit à l’erreur.

« Toi, au Revan’s ? Hm.. pourquoi pas. L’expérience peut se montrer distrayante. » Alors, il se dissimulait sous son masque de joueur, d’adolescent provocateur et contestataire, le sourire en coin et les mouvements nonchalants. « Très bien ; je t’y emmène. Promets-moi simplement de ne pas me faire honte. » Et il blaguait, bien entendu, et le clin d’œil qui s’ensuivit trahissait bien son amusement, mais sous cette façade de discussion banale se jouaient de plus grands desseins.

C’était une guerre, en soi, un duel de sourd, deux carnivores se disputant une idée qui les dépassait totalement. Peut-être Evan se plongeait-il dans une paranoïa inutile, sans doute Solveig n’était muée que d’une réelle surprise quant à cette facette de sa personnalité qu’elle ne lui connaissait pas. Que peu connaissait, en outre, et Evan passa sa main qui n’accompagnait pas la jeune femme dans ses cheveux, remettant en place ses mèches à peine perturbées par ses efforts précédents, tentant de chasser la lourdeur qui pesait alors sur son esprit.
Il ne risquait rien, sûrement. Ce n’était là qu’une crainte absurde. Solveig et lui, après tout, n’étaient que des connaissances affables, amicales tout au plus, deux électrons dans l’atome que formaient Godric et Regulus.
Jusqu’à ce soir, lui souffla une petite voix quelque part dans sa tête, mais il la balaya d’un hochement de tête détaché.

« Je ne crois pas que mon impulsivité soit un secret pour qui que ce soit ; disons que j’ai des valeurs et que je tiens à les faire respecter. » Rester vague, ne pas rentrer dans le jeu qu’il s’imaginait s’installer entre eux. Le bras guidant toujours Solveig, il l’amena jusqu’au bureau de change dont les lumières vitreuses éclairaient à peine la rue, l’invitant galamment à rentrer avant de prendre sa suite tout en continuant de parler – et de changer de sujet, toujours, pour éluder l’important et modeler l’échange à sa guise. « Quant à moi, j’ignorais que tu avais un penchant pour le jeu.. Quoique, rassure-moi, ce n’est pas ta première fois, n’est-ce pas ? » Auquel cas, il allait très sérieusement revoir la popularité que commençait à prendre son petit business hors-la-loi.



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MessageSujet: Re: Le secret des forts est de se contraindre sans répit.   Dim 1 Mar - 4:37

Je fais une moue boudeuse tandis qu'il n'a pas l'air convaincu que j'aurais ma place dans ce lieu de perdition qu'est le Revan's... Non mais franchement. Bon j'avoue que ce que je montre le plus souvent, c'est pas forcément un visage qu'on montre dans un casino clandestin. Mais... J'y aurais parfaitement ma place, c'est certain. Et puis quoi de mieux que le visage d'une ravissante idiote pour faire baisser l'intelligence d'un homme? Rien, à part éventuellement ajouter un décolleté, ce que je ferais certainement. Une fois que le QI d'un homme est retombé au niveau de la ceinture, facile de le plumer, non? Moi, lui faire honte? Aucune chance. Je me débrouille avec des cartes en main. Et puis il parle de son impulsivté bien connue. Oh oui, il a raison, mais... ce soir il y avait un petit quelque chose de plus. J'en étais consciente et j'étais presque sûre qu'il voyait tout à fait de quoi je parlais. Le problème? C'est que son impulsivité était connue mais certainement pas son côté "je torture un mec pour lui faire comprendre les bonnes manières". Ça devenait tout de suite plus intense que le simple côté impulsif. Bien sûr, bien sûr, mais ça... Un léger geste de la main pour indiquer la ruelle et puis je continuais à l'écouter. Il ne connaissait pas mon penchant pour le jeu et voulait s'assurer que ce n'était pas la première fois. Je lui fais mon plus beau sourire mutin. Au Revan's? Oui, première fois... Le jeu... Oh tu sais, ce n'est pas vraiment un penchant. Disons que j'aime bien y jouer de temps en temps. J'ai plumé un joueur du Revan's il y a quelques temps et il m'a parlé de cette place. Je me suis dit qu'il faudrait que je me lance une fois. Mais bon tu jugeras de mon niveau par toi-même... peut-être n'était-ce que la chance du débutant. Je lui fais un clin d'oeil égrillard et je continue de marcher tranquillement à ses côtés.

Je marche un moment en silence. Mais tu sais, je reste étonnée. Je veux bien que tu te te laisses pas marcher sur les pieds. Mais il faut avouer que c'est un autre niveau ce que j'ai aperçu dans cette allée... Je pouffe de rire. À vrai dire, j'ai pas mal apprécié ce que j'y ai vu. Mais, je ne sais pas. Quelque chose dans son attitude quand il m'a vu ou peut-être la façon dont il en parle depuis! Je ne sais pas trop. Y'a un truc de pas net en tout cas, ça, ça fait aucun doute. Je finirais bien par le découvrir en lâchant quelques questions ou remarques par ci par là. En fait, j'ai bel et bien envie de savoir si cette part de lui est quelque chose dont on peut parler en public ou pas. J'aime avoir des secrets sur les gens, ça donne toujours du pouvoir... quelque chose à ne jamais révéler. Les gens sont souvent prêt à tout pour garder leur petit travers dans la sphère privée. Enfin, je verrais bien, mais je sens bien que j'ai ferré quelque chose. Et mon instinct est plutôt sûr. Et puis revenons aux jeux, c'est de ça qu'il est question au Revan's après tout. Mais pour parler du jeu... j'aime bien de temps en temps. J'aime le poker. L'un de mes précepteurs étaient accro aux jeux et m'a appris quelques secrets. Mais j'ai un avantage sur une partie de joueurs... Je possède une paire de seins... Je ris et lui donne un léger coup de coude. En fait je suis tout excitée à aller ramasser un peu d'argent dans ce casino. Parce que je connais bien les hommes et je sais que je pourrais les faire courir un peu. Oh ils risquent de se rendre compte quand même que je sais jouer et que je ne suis pas juste une potiche, mais le temps qu'ils réagissent, j'aurais certainement ramassé quelques mises.

On arrive devant les boutiques dont j'ai entendu parler. Je sais que l'entrée est ici. Il m'emmène et je vois bien qu'ils le connaissent tous. Ça doit être un grand habitué. Et bien, tu es traité en prince... Habitué des lieux? Je regarde autour de moi et j'approuve ce que je vois. C'est décoré avec goût et classe. Le personnel est discret mais bien présent. Les joueurs ont l'air de parier pas mal. Ça sent le tabac et le whisky. Mmh, j'adore cette ambiance. Classe mais pas ostentatoire. Très intéressant. En fait je crois que ma soirée va être très très loin d'être ennuyeuse. Je l'adore déjà. Un secret. Du jeu. Un brin d'alcool. Une cigarette pourquoi pas. Le frisson du pari. Emmène-moi à une table, love. Je vais te montrer de quel bois je me chauffe... et surtout comment je peux embobiner une table.




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